Une alimentation saine et issue de l’agriculture bio permettrait de réduire le taux d’obésité en France, selon l’Igas
La sécurité alimentaire et la qualité des produits ne sont pas toujours assurées. En France, près de 10 millions de personnes sont atteintes d’obésité. L’Igas a décidé de publier un rapport, le 10 décembre dernier, qui montre les inégalités et qui préconise une nouvelle approche.

Obésité croissante. Ce n’est pas seulement un fléau au Mexique ou aux Etats-Unis. Ça l'est aussi en France. Dans l’Hexagone, en 2024, près de 10 millions de personnes étaient atteintes d’obésité. Cela représente environ 18 % des adultes et 4 % des enfants. C’est pourquoi l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a publié, en décembre dernier, un rapport dans lequel elle conseille de baisser de façon réelle le sel, le sucre et les additifs et de ne pas consommer d’aliments ultra-transformés de façon excessive.
Les habitants ultramarins et ceux en difficultés économiques particulièrement touchés
Surtout, dans ce rapport, l’Igas préconise un soutien sans faille pour l’agriculture biologique. En effet, l’Igas veut arrêter de pointer du doigt les habitudes des consommateurs et commencer à améliorer l’offre de produits alimentaires. La raison : l’échec de deux programmes, le 3ème programme national pour l'alimentation et le 4ème programme national nutrition santé. L’Igas regrette le fait qu'ils “privilégient encore trop l’action sur les comportements par rapport à l’action sur l’environnement alimentaire”.
Des millions de Français atteints d’obésité
Selon le rapport, il est essentiel de “renforcer l'action sur l'offre, aujourd'hui insuffisante, notamment en limitant les teneurs en sel, sucres, graisse et additifs des aliments” et de “limiter la consommation d'aliments ultra-transformés et leur promotion publicitaire, pour renforcer notamment la protection des enfants et des jeunes”. C’est effectivement l’un des principaux problèmes en matière d’alimentation, notamment à cause de l'avènement des fast-foods, dont la qualité nutritive n’est pas vraiment au rendez-vous.
Et ce n’est pas le seul problème relevé par l’Igas. L’inspection note aussi l’importance de la qualité des produits, notamment en privilégiant les produits issus de l’agriculture biologique. Il faut “prendre en compte le risque chimique” lié à l’utilisation de “pesticides, de contaminants environnementaux comme le cadmium, d'emballages plastiques porteurs de risques de perturbation endocrinienne”. Pour l’Igas, il est essentiel d’“intégrer pleinement les risques climatiques et environnementaux”.

D’ailleurs, le rapport affirme que “l'agriculture exerce une pression très forte sur les milieux, et contribue à leur pollution”, notamment avec des résidus phytosanitaires et des nitrates. L’inspection met également un point d’honneur à aider les populations les plus défavorisées, en aidant à “réduire les inégalités nutritionnelles sociales et territoriales, avec une vigilance marquée pour les Outre-mer”. Enfin, l’Igas souhaite réellement changer la manière d’aborder l’alimentation et les idées pour l’améliorer.
Au lieu de demander aux consommateurs de modifier leurs habitudes à tout-va, l’inspection demande à ce que les politiques prennent leurs responsabilités et agissent vraiment. Cela peut passer par le fait de “disposer de données chiffrées collectées régulièrement, sur l'offre et la consommation alimentaires, l'état de santé, afin d'évaluer l'impact de l'action publique”.
Référence de l’article :
Alimentation : l'Igas appelle à soutenir le bio et agir sur la composition des aliments