En fonction de vos symptômes, vous pouvez savoir si vous faites de l’insomnie chronique

Les insomnies sont courantes pour beaucoup d’entre nous. Elles le sont d’autant plus que les écrans ont envahi notre quotidien. Mais elles peuvent être particulièrement délétères sur notre organisme et notre bien-être.

Les insomnies s'enchaînent dans un cercle vicieux
Les insomnies s'enchaînent dans un cercle vicieux

Nuit blanche. Cela nous arrive à tous. Un examen de prévu. Un rendez-vous important. Une présentation professionnelle. Et le stress ressentit nous empêche de trouver le sommeil. C’est un phénomène naturel, qui ne signifie pas forcément que l’on est insomniaque. De même, nous aurons une capacité différente à trouver le sommeil. Certains s’endorment au bout de cinq minutes, tandis que, pour d’autres, une bonne heure est nécessaire. Et ce n’est pas ce laps de temps qui révèle si vous faites de l’insomnie ou non, selon les chercheurs.

Mais alors, quels sont les critères sur lesquels se baser ?

L’un des critères résulte de l’anxiété que cela peut procurer, comme l’explique Jamie Zeitzer, scientifique à l'université Stanford. « Si vous mettez trente minutes à vous endormir mais que cela ne vous dérange pas, vous ne souffrez probablement pas d'insomnie. Mais si cela vous prend dix minutes et vous cause de l'anxiété, alors vous en souffrez peut-être ». Ce n’est donc pas lié au temps que vous mettez pour vous endormir, mais au fait que ce temps-là puisse être un élément stressant au quotidien.

L’insomnie entraîne plus d'insomnie, au lieu d’une meilleure nuit de sommeil

De manière générale, l’insomnie a une définition assez simple. Wendy Troxel est chercheuse en sciences du comportement du sommeil. Elle décrit l’insomnie comme étant « caractérisée par des difficultés persistantes à s'endormir, à rester endormi ou par des réveils trop précoces, accompagnées d'un dysfonctionnement diurne. Ces conséquences sur la vie quotidienne sont importantes pour le diagnostic. » Car oui, si ces difficultés sont régulières, il est important d’aller voir un médecin.

Le médecin Stuart Quan le conseille fortement. « Et n'hésitez pas à consulter un médecin lorsque les symptômes de l'insomnie persistent depuis plusieurs semaines malgré les mesures simples que vous avez mises en place, afin d'essayer d'améliorer votre sommeil ». Le problème, c’est que l’insomnie n’a pas uniquement des conséquences sur nos nuits. C’est sur tout le quotidien qu’elle vient s’immiscer. Les mauvaises nuits sont à l’origine de nombreuses pathologies, aussi bien à court terme qu’à long terme.

La fatigue s'accumule
La fatigue s'accumule

Fatigue durant la journée, concentration limitée ou encore, mauvaise humeur… Ce sont les premiers symptômes visibles, liés à une ou plusieurs mauvaises nuits de sommeil. Ils doivent déjà alerter s’ils se répètent. Mais encore une fois, cela peut arriver à n’importe qui. On parle d’insomnie chronique lorsque celle-ci se manifeste pendant au moins trois mois et à raison d’au moins trois nuits dans la semaine. Les conséquences prennent alors une plus grande ampleur à long terme.

Le professeur Meir Kryger que « le risque principal de l'insomnie pour notre santé est l'apparition de troubles psychiatriques, en particulier la dépression et l'anxiété. » Il ajoute que « l'insomnie peut aussi entraîner une baisse des performances sur le plan social, familial, professionnel ou scolaire, ainsi qu'une propension plus importante aux erreurs ou aux accidents. » C’est tout notre cercle social qui s’en trouve atteint. Les médecins préconisent une routine de coucher relaxante, sans écrans ni caféine.

Référence de l’article :

De l’insomnie passagère à l’insomnie chronique : le piège des mauvaises nuits