Ce monstre marin du Crétacé était encore plus rapide que le grand requin blanc

Un prédateur marin du Crétacé, encore plus rapide que le grand requin blanc. Le Mosasaure offre encore de nouvelles informations aux scientifiques, qui ne cessent d’étudier les fossiles pour comprendre les techniques de chasse de ce reptile des mers.

Le requin est aujourd'hui considéré comme un prédateur rapide
Le requin est aujourd'hui considéré comme un prédateur rapide

Mosasaure. Peut-être ne sont-ils pas aussi célèbres que les fameux velociraptor, tyrannosaurus rex et tricératops… Et pourtant ! Cet impressionnant reptile marin n’a rien à leur envier. Avec une queue particulièrement puissante, l’animal était en réalité un très bon nageur, contrairement à ce qu’ont pu penser les chercheurs, pendant plusieurs années. Le tournant a été opéré en 2010, lors d’une nouvelle étude de l’anatomie du mosasaure.

Une seule propulsion suffit au mosasaure pour atteindre les 24 km/h

En effet, avant cette date, les paléontologues ont imaginé ces monstres marins ondulant sous la mer, à la manière d’une anguille, pour se déplacer. Ce qui aurait été le signe d’une nage peu efficiente. Mais lors de la réévaluation, ils se sont aperçus que le mosasaure aurait pu posséder en réalité, une nageoire caudale et qu’en plus, leur corps montrait une certaine rigidité, ce qui efface la possibilité d’un corps ondoyant.

Le mosasaure était loin d’être le mauvais nageur du Crétacé

La paléontologue Kiersten Formoso pense que les premières idées étaient probablement erronées.

Ils étaient probablement des nageurs bien plus efficaces et dynamiques qu’on ne le pensait auparavant [...] Les gens sous-estiment vraiment à quel point une attaque en embuscade peut être terrifiante. Être percuté par l’un de ces mosasaures aurait ressemblé à un choc avec une voiture, voire un bus

Les scientifiques se sont donc naturellement intéressés à la technique de chasse de ces animaux. Pour cela, ils ont voulu savoir jusqu’à quelle vitesse le mosasaure pouvait aller. C’est grâce à la combinaison d’informations obtenues grâce à l’étude de fossiles et des mathématiques que la paléontologue a pu déterminer la vitesse de propulsion du reptile des mers. Réponse : une vitesse de pointe qui pouvait atteindre les 24 km/h.

Pour les chercheurs, il est peu probable que le mosasaure se déplaçait comme une anguille
Pour les chercheurs, il est peu probable que le mosasaure se déplaçait comme une anguille

Une attaque sans pitié. Les proies n’avaient probablement aucune chance. C’est encore plus rapide que celle du grand requin blanc, qui n’est autre que l’un des plus dangereux prédateurs de la planète. Sa vitesse de pointe à lui atteint les 18 km/h pour une attaque soudaine. Les chercheurs considèrent déjà le grand requin comme rapide, avec une excellente capacité de sprint.

Les chercheurs ont établi deux lignes de mosasaures. D’un côté, les Mosasaurinés, qui sont reconnaissables à leur museau solide et à leur queue un peu plus courte. De l’autre, les Russellosaurinés, eux, se distinguent par une queue plus longue et un museau plus fin. Mais pour Kiersten Formoso, même si la première catégorie pourrait sembler plus fragile, ce serait une erreur de penser que les mosasaurinés étaient moins bons chasseurs.

L'étude des fossiles permet de comprendre la technique de chasse du mosasaure
L'étude des fossiles permet de comprendre la technique de chasse du mosasaure

Bien au contraire ! Malgré une nage moins rapide d’environ 5 secondes, leur corps leur permettait de nager sur de longues périodes, ce qui en faisait des prédateurs redoutables en haute mer, comme l’explique Mike Polcyn, spécialiste de ce fascinant reptile marin.

Cette capacité à nager longtemps en tant que prédateur actif pourrait avoir fini par favoriser les grands Mosasaurus au détriment de Tylosaurus

Référence de l'article

Asher Elbein. (2026). Les mosasaures étaient-ils les sprinteurs des mers du Crétacé ?.