Vous croyez au coup de foudre ? Vous avez parfaitement raison, selon les scientifiques
C’est prouvé, le coup de foudre existe bel et bien. Les scientifiques étudient ce phénomène, seulement vécu par une poignée de chanceux, et dont la chimie de notre cerveau est responsable.

Le coup de foudre. On a beau diaboliser les comédies romantiques et les contes de fée, souvent à raison, pour le nombre incalculable de choses qu’elles nous ont mis en tête, il y a bien une chose sur laquelle on ne nous a pas menti. Le coup de foudre, ça existe bel et bien. Certes, il reste assez rare et une minorité de personnes seulement assure l’avoir vécu. Mais les chercheurs affirment que oui, cette attirance inexplicable que l’on peut ressentir immédiatement pour un inconnu existe.
Mais en réalité, ce n’est pas le cœur qui tombe amoureux, c’est bien le cerveau
Sandra Langeslag, psychologue biologique à University of Missouri-St. Louis. Elle définit le coup de foudre comme « probablement un événement stimulant au niveau émotionnel et qui active donc le système nerveux sympathique qui correspond à une réponse combat-fuite ». Et d’ajouter : « votre fréquence cardiaque augmente, vous commencez à légèrement transpirer et à respirer plus rapidement, et peut-être que vous rougissez un peu. Tout cela survient pour vous préparer à passer à l'action ».
C’est au niveau de l'hypothalamus que tout se joue
Cette zone du cerveau envoie un signal fort, qui engendre une montée d'adrénaline. Résultat : votre cœur s’emballe. « Nous n'avons même pas besoin d'écouter ce qu'une personne dit, nous avons juste besoin d'observer son comportement, les signaux sur son visage, sa beauté physique, la manière dont elle s'habille et les indices non verbaux comme le contact visuel et le sourire », explique la psychologue sociale de l'université Northwestern aux États-Unis, Wendi Gardner.
En somme, nous sommes particulièrement attentifs au physique de l’autre. La scientifique affirme que les personnes jurant ne pas regarder le physique mentent. C’est tout simplement impossible ! Mais attention : le coup de foudre ne suffit pas pour envisager une relation durable. Ça peut être le début de quelque chose… Ou pas. L’attirance physique n’est pas un socle assez solide sur lequel se baser, rappelle Paul Eastwick, écrivain et psychologue à l'université de Californie.

« Elle n'a aucune valeur prédictive. C'est agréable mais ça ne veut rien dire. C'est une bonne expérience de tomber amoureux de quelqu'un immédiatement, mais ce n'est ni un bon ni un mauvais présage », assure-t-il. Ainsi, même si « votre fréquence cardiaque augmente, vous commencez à légèrement transpirer et à respirer plus rapidement, et peut-être que vous rougissez un peu », comme le décrit Sandra Langeslag, cela ne signifie pas que la relation est certaine de s’inscrire dans la durée.
D’ailleurs, Helen Fisher a mené une étude importante sur le sujet, mettant en avant la différence entre notre cerveau lorsque nous sommes simplement attiré physiquement et de manière passagère ; et notre cerveau lorsque nous regardons notre partenaire, pour qui nous ressentons un amour romantique, dans les yeux. Ce n’est plus une simple dose d’adrénaline qui est libérée, mais c’est aussi de la dopamine, plus connue sous le nom d’hormone du bonheur. L'amour, le vrai, vient après la lune de miel. C'est celui qui rend la relation possible sur le long terme.