Aspartame, saccharine, stévia… Ces édulcorants sont dans (presque) tous vos produits alimentaires
Les édulcorants sont souvent présents dans les produits estampillés “light” et/ou “0%”. Une bonne alternative pour ceux qui souhaitent garder la ligne ? Mais qu’en est-il des effets sur la santé ?

Saccharine et aspartame. Il s’agit là des deux édulcorants les plus utilisés dans les produits alimentaires. La promesse : on profite du goût de l’aliment, sans les calories, donc sans prendre de poids. Un argument de vente choc pour les personnes qui souhaitent continuer à se faire plaisir, sans pour autant s’inquiéter lorsqu’ils montent sur la balance. Problème : ces produits sont loin d’être inoffensifs pour la santé.
Des édulcorants au goût bien plus sucré que le sucre lui-même
La saccharine connut un succès fulgurant dans les années 60, notamment chez les femmes. Seulement voilà, le goût amer que laisse le produit ne fait pas l’unanimité. On finit donc par remplacer (ou mélanger) la saccharine avec de l’aspartame, un édulcorant bien plus sucré que le sucre lui-même. Ces deux sérendipités trouvent leur public. Et les aliments qui en contiennent sont nombreux et surtout, très variés.
L’aspartame, présent dans les sodas… Et dans les dentifrices
Du soda aux bonbons, en passant par les plats tout préparés… On en trouve même dans les dentifrices et les médicaments. Problème, leurs effets sont loin d’être inoffensifs pour notre santé, comme l'explique Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue.
Et d’ajouter :
En effet, la liste des édulcorants est plutôt longue. L’aspartame est l’un des plus utilisés, au même titre que le sucralose et la stévia. Sur les produits du supermarché, ils correspondent, dans la liste des ingrédients, aux E suivis d’un nombre.

L’aspartame, donc, est particulièrement utilisé par les industriels. Mais en 2023, l’aspartame est classé, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme étant « potentiellement cancérogène pour l’homme ». Un constat que la Food and Drug Administration (FDA) n’approuve pas. L’organisation étasunienne rétorque que les dirigeants de l’OMS
Mais responsables de l’OMS ont, rappelons-le, assuré qu’il n’y avait pas « de préoccupation majeure aux doses couramment utilisées ». Mais alors, que se passe-t-il si l’on ingère une quantité trop importante de ces produits, bourrés d’édulcorants ? Est-ce véritablement efficace pour la perte de poids ? Les chercheurs s’accordent sur le fait que l’utilisation d’un édulcorant réduit bien l’apport calorique, mais n’aide pas la perte de poids.

Si la dangerosité des édulcorants n'est pas encore tout à fait établie, les experts soulignent le fait que la consommation excessive de ces derniers est loin d’être inoffensive, notamment pour le microbiote intestinal. Le mieux reste d’éviter au maximum ces produits ultra-transformés, qui contiennent beaucoup trop de substances chimiques, perturbant le bon fonctionnement de notre organisme.
Référence de l'article
Erin Blakemore. (2026). Accros aux sodas light ? L'aspartame, l'édulcorant qui a conquis le monde.