Sécheresse en France : pas de pluie en vue, la situation va se de nouveau s'aggraver en septembre

Les prévisions pour le début du mois de septembre sont très sèches mais aussi de plus en plus chaudes. Encore marquée dans la plupart des régions, la sécheresse va de nouveau s'aggraver.

Après un bref intermède instable, les dernières averses concernent le nord de la France ce lundi. Dès la journée de mardi, l'anticyclone reviendra au dessus de notre pays et la suite de la semaine promet d'être très calme. Presqu'aucune pluie n'est attendue d'ici au premier week-end du mois de septembre.

En plus de ce retour des hautes pressions et du manque de pluie, ce début septembre verra aussi le retour d'un air de plus en plus chaud sur le sud de la France. Ainsi, toutes les conditions seront réunies pour une nouvelle accentuation de la sécheresse, toujours très prononcée dans la plupart des régions.

Nouvelle semaine anticyclonique et sèche

Le flux océanique donne ses dernières averses sur le nord de la France ce lundi. Dès la journée de mardi, les pressions seront en hausse sur le pays, suite à l'extension d'une dorsale issue de l'anticyclone des Açores. Au cours des prochains jours, ces hautes pressions viendront se positionner directement au dessus de notre pays, où les baromètres afficheront 1025 hPa.

Dans ce contexte, un temps très calme va dominer sur la France. Les perturbations seront rejetées plus au nord, circulant surtout entre les Îles Britanniques et la Scandinavie. Sur l'hexagone, un soleil généreux dominera jusqu'en fin de semaine, bien que des infiltrations nuageuses sont prévues sur les régions bordant la Manche, en marge des perturbations anglaises.

L'anticyclone va s'installer sur le golfe de Gascogne et la France cette semaine
L'anticyclone va s'installer sur le golfe de Gascogne et la France cette semaine

Dès lors, il faut s'attendre à une semaine particulièrement sèche sur la majeure partie du territoire français. Seules les régions bordant la Manche et les frontières belges pourront connaître quelques précipitations passagères, en bordure des perturbations circulant sur les Îles Britanniques et le Benelux. Ailleurs, le parapluie pourra rester au fond du placard.

Notons que des averses orageuses locales pourront se former sur les sommets des Pyrénées, des Alpes et de la Corse durant certains après-midi mais la présence des hautes pressions limitera considérablement l'instabilité, si bien que ces pluies orageuses resteront très ponctuelles.

La pluie sera quasiment absente en France jusqu'au week-end des 5 et 6 septembre
La pluie sera quasiment absente en France jusqu'au week-end des 5 et 6 septembre

Les orages survenus dernièrement ont apporté un arrosage très inégal selon les secteurs et ces pluies sont peu efficaces pour lutter contre la sécheresse. En effet, les précipitations trop intenses ruissellent fortement et une grande partie de l'eau de pluie termine dans les systèmes d'évacuation d'eau, sans avoir eu le temps de pénétrer le sol.

Fortes chaleurs : un facteur aggravant

De plus, les températures s'annoncent de plus en plus élevées au fil des jours de la semaine. Sous l'influence des hautes pressions s'installant au dessus de la France, la masse d'air va se réchauffer par le sud. Les fortes chaleurs s'installeront de nouveau dans la partie sud du pays, notamment de l'Aquitaine à la Méditerranée et jusqu'à l'Auvergne-Rhône-Alpes.

Selon les dernières prévisions, la chaleur devrait peu à peu s'affirmer au fil des jours avant une accentuation plus nette en fin de semaine, particulièrement dès le vendredi 4 septembre. Les températures atteindraient alors 35 à 38°C dans le sud-ouest de la France et souvent autour de 35°C sur Rhône-Alpes.

Des températures de 35 à 38°C sont prévues dans la moitié sud le vendredi 4 septembre
Des températures de 35 à 38°C sont prévues dans la moitié sud le vendredi 4 septembre

Cette chaleur, couplée au manque de pluie et à l'ensoleillement maximal, constituera un facteur aggravant de la nouvelle accentuation de la sécheresse. Dans un contexte où les sols de surface demeurent très pauvres en eau dans de nombreuses régions françaises, ces prévisions sont donc une très mauvaise nouvelle pour la nature.