Nouvelles prévisions jusqu'en mai pour la France : vers la poursuite des "blocages en hautes latitudes"

Les précipitations sont rares voire inexistantes cette semaine en raison de la présence des hautes pressions. Selon les dernières prévisions du modèle européen, cette situation pourrait être particulièrement durable...

Actuellement, le temps est calme sur une vaste partie de l'hémisphère Nord. La cause ? Une zone de hautes pressions qui s'étire du Groenland à la Scandinavie, en redescendant vers les îles britanniques et l'ouest de l'Europe. Grâce à elle, le soleil domine en cette période de vacances de printemps. Les températures, de leur côté, fluctuent en fonction des régions et des flux.

Au-delà de cette semaine, cette situation pourrait se maintenir. En effet, les tendances à long terme issues du modèle européen envisagent le maintien de cette configuration que l'on peut qualifier de "blocage à hautes latitudes". Si elle garantit un temps calme, elle empêche les précipitations de parvenir jusqu'à nous, ce qui pourrait provoquer le début d'une sécheresse de surface...

Des précipitations très discrètes cette semaine

Les jours se suivent et se ressemblent... Cet adage résume parfaitement la situation que nous connaissons actuellement et qui va nous concerner ces prochains jours. Vous pouvez donc ranger les parapluies dans les placards pour un bon moment... Ce mardi, comme ce fut le cas lundi d'ailleurs, une faible instabilité peut se développer en cours de journée sur les Pyrénées ou encore sur les Alpes du Sud.

Les précipitations s'annoncent rares jusqu'au week-end et même au-delà.
Les précipitations s'annoncent rares jusqu'au week-end et même au-delà.

Mercredi encore, les nuages bourgeonneront sur tous les reliefs méridionaux avec un risque d'averses ou d'orages pouvant déborder en plaine. Ce risque, assez localisé et diffus, s'étendra au centre-ouest mais aussi à la Bretagne. Cette journée s'annonce d'ailleurs comme la moins belle de la semaine. Puisque, dès jeudi, les hautes pressions reprendront l'avantage avec un temps sec et lumineux sur tout le territoire.

La fin de semaine et le week-end s'annoncent souvent ensoleillés avec un mercure encore un peu frais au réveil mais largement de saison en cours de journée. Il fera même chaud pour la saison dans le sud-ouest du pays avec plus de 25°C à l'ombre. Vous l'avez compris : d'ici ce week-end, les précipitations seront rares voire inexistantes dans la quasi-totalité des régions.

Pas de changement de régime avant la mi-mai ?

Au-delà du week-end, les dernières tendances à (très) long terme proposées par le modèle européen vont dans le sens du maintien de ces hautes pressions à des positions très septentrionales : c'est ce que l'on appelle un véritable blocage à hautes latitudes. Ainsi, la semaine du 27 avril au 3 mai s'annonce également plus sèche que la normale sur l'ensemble du territoire avec une anomalie sèche encore plus marquée du centre-est au pourtour méditerranéen.

Ce week-end encore, les hautes pressions domineront largement sur l'ouest de l'Europe.
Ce week-end encore, les hautes pressions domineront largement sur l'ouest de l'Europe.

C'est également le scénario qui est retenu pour la semaine suivante, du 4 au 10 mai, avec un anticyclone faisant barrage aux perturbations océaniques. Néanmoins, les hautes pressions pourraient être moins solides, laissant passer quelques fronts pluvieux atténués durant cette période. Les précipitations s'annoncent légèrement déficitaires durant cette semaine.

Ce n'est véritablement qu'à partir de la mi-mai que les conditions perturbées pourraient se rapprocher de la France et apporter ainsi un peu d'eau. Cette eau va devenir nécessaire après des mois de mars et d'avril largement plus secs que la normale, et en dépit des nombreuses inondations observées au cours de l'hiver. Le vent d'est à nord-est de ces derniers jours accentue d'ailleurs la sécheresse de surface qu'il va d'ailleurs falloir commencer à surveiller...