Masse d’air en provenance de la mer du Groenland : un répit enfin prévu au Nord de la France du 19 au 23 juillet
La canicule est désormais derrière nous, sauf pour les départements proches de la Méditerranée, où elle devrait se poursuivre tout le week-end. Du 19 au 23 juillet, la provenance de la masse d'air pourrait même bien surprendre la moitié Nord.

La canicule se rétracte désormais vers les régions méditerranéennes, qui seront soumises au moins jusqu'à dimanche à des températures maximales supérieures à 35°C, avec mistral et tramontane, donc un risque d'incendies élevé. Dans la moitié Nord, pendant ce temps-là, un changement de temps se prépare : toujours pas de pluie en vue, mais après les orages, un changement de masse d'air.
Un anticyclone atlantique puissant
La goutte froide s'étant rapprochée de la France avec de l'air plus humide et plus frais et ayant occasionné de violents orages s'est coupée en deux ce jeudi : une partie va s'évacuer vers la Scandinavie pour rejoindre un grand système dépressionnaire, une autre va s'isoler en nouvelle goutte froide vers les Açores, bien trop loin de nous pour jouer le rôle d'une pompe à chaleur.

Pendant cette "migration" de gouttes froides qui va durer jusqu'au 23 juillet, la France sera soumise à de nouvelles influences. Un dôme de chaleur puissant va s'installer sur le Maghreb et la Méditerranée, couvrant aussi l'Espagne, la Sicile et la Sardaigne. Sur ces zones, des pointes entre 40 et 43°C sont probables, certains modèles allant même au-delà.
En France, seules les régions méditerranéennes et éventuellement le quart Sud-Ouest pourraient temporairement connaître de très fortes chaleurs du 19 au 23 juillet (plus de 35°C) en fonction de la remontée de cette masse d'air bouillante, encore incertaine. Le risque de canicule sur ce tiers Sud est jugé faible, à 30%, selon les cartes de prévisions de vigilance de Météo-France, mais à surveiller tout de même.
Et puis un autre anticyclone, costaud, entre 1035 et 1040 hPa de pression, va venir se centrer sur l'océan Atlantique, s'étendant jusqu'à l'Allemagne et à l'Italie. Si l'on suit le déplacement des masses d'air, qui tournent dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone, nous allons respirer du 19 au 23 juillet un air en provenance directe de la mer du Groenland, qui sera passé par l'Islande et les îles britanniques, arrivant dans un flux de Nord à Nord-Est.
Moins de 10°C au réveil par endroits ?
Ce flux aura pour effet de continuer à faire baisser les températures, et dimanche 19 juillet après-midi, la moitié Nord aura retrouvé les normales de saison, avec une moyenne de 25°C. Pas de changement à attendre lundi, en revanche mardi la moyenne des maximales montra à 26°C, puis 28°C pour mercredi et jeudi prochains. Une chaleur estivale, mais sans excès.

Un répit bienvenu après 3 canicules en 6 semaines, mais sans pour autant négliger la moitié Sud, qui elle aura régulièrement 31 à 32°C de températures maximales moyennes, souvent dépassés : de fortes chaleurs encore pénibles. Côté ciel, peu de changement à attendre, avec un temps désespérément sec, souvent ensoleillé, malgré quelques nuages parfois nombreux au Nord de la Seine, classique sous l'influence de la mer du Nord.

Pourra-t-on par endroits parler de fraîcheur ? Pas impossible, notamment pour la matinée du lundi 20 juillet, où 13°C sont prévus en moyenne sur la moitié Nord : cela signifie que certaines régions pourraient passer sous la barre des 10°C au lever du jour, vers le Nord-Est, les Ardennes, la Picardie ou les collines normandes.
Près des côtes de la Manche et dans le Nord-Est, le vent de Nord-Est, la bise, même si elle porte mal son nom en été, donnera un ressenti particulièrement aéré et très respirable, même en plein soleil. L'après-midi, les régions du Nord-Est pourraient même se retrouver en-dessous des normales de saison, un événement depuis un mois ! En revanche, les régions du Centre-Ouest, soumises elles à un vent de terre, pourraient être les plus chaudes de la moitié Nord.