Orages en France : voici pourquoi ils sont si violents et jusqu'à quand ils vont durer

De la grêle jusqu'à 7 centimètres de diamètre, des ruissellements et inondations localisées, des maisons foudroyées et des vents à plus de 110 km/h : les orages ont été violents hier en France. Comment l'expliquer ? Jusqu'à quand vont-ils durer ?

De la grêle jusqu'à 7 centimètres de diamètre, des ruissellements et inondations localisées, des maisons foudroyées et des vents à plus de 110 km/h : les orages ont été violents hier en France. Comment l'expliquer ? Jusqu'à quand vont-ils durer ?

Les orages ont été particulièrement violents en France dans la journée d'hier, mercredi 15 juillet, avec une maison foudroyée à Tréguier, dans les Côtes-d'Armor, des grêlons de 7cm de diamètre à Aubenas, en Ardèche, ou encore de 5cm à Dijon, en Côte-d'Or. En Ardèche, il s'agissait même d'un orage supercellulaire, accompagné de rafales de vent à plus de 110 km/h.

Ces orages se prolongent ce jeudi 16 juillet, avec de nombreux départements en vigilance orange et de nouveaux dégâts redoutés. Jusqu'à quand le risque d'orages va-t-il persister en France, alors que la canicule régresse ? Comment expliquer cette violence ? Que signifie le caractère supercellulaire d'un orage ? Voici nos réponses.

La chaleur, carburant des orages

Ce qui booste les orages, c'est la chaleur : c'est en quelque sorte le carburant de la grosse pile électrique qu'est le cumulonimbus, le nuage d'orage, qui peut s'élever jusqu'à plus de 10km d'altitude et qui ressemble à un gros chou-fleur ou à une enclume. L'orage se forme généralement par conflit de masses d'air, lorsque de l'air plus frais et plus humide se confronte à l'air chaud, comme en ce moment.

L'orage le plus violent et le plus imposant, qui peut provoquer ces phénomènes, c'est la supercellule : lorsque les courants ascendants sont très forts, de gros grêlons peuvent alors se former.

Or, depuis un mois, la chaleur s'est accumulée de manière inédite en France, avec une anomalie thermique de +6°C du 15 juin au 15 juillet, c'est du jamais vu en 80 ans de relevés. Une canicule a suivi l'autre : concrètement, il n'y a jamais eu autant de carburant disponible pour le développement des orages.

Plus il fait chaud, plus ces orages peuvent être violents, plus le nuage d'orage peut grossir et produire des phénomènes extrêmes : fortes pluies, fortes rafales de vent voire tornades, forte activité électrique, fortes pluies, inondations et ruissellements. L'orage le plus violent et le plus imposant, qui peut provoquer ces phénomènes, c'est la supercellule, isolée et qui peut s'étendre sur 20 à 40km de large.

Le risque d'orages devrait être moins marqué ce vendredi après-midi, avec la baisse progressive des températures.
Le risque d'orages devrait être moins marqué ce vendredi après-midi, avec la baisse progressive des températures.

Elle est très difficile à prévoir et peut durer plusieurs heures, d'autant que sa trajectoire dévie du flux classique des autres orages. Lorsque les courants ascendants sont très forts, de gros grêlons peuvent alors se former, les particules de vapeur d'eau étant propulsées très haut dans le nuage, avant de retomber gelées.

Ce vendredi, les orages devraient être moins violents : forcément, les températures auront bien baissé et la chaleur sera moins intense. Néanmoins, ils pourraient à nouveau se déclencher l'après-midi sur les régions Île-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Limousin. Samedi, ils se cantonneront aux reliefs de l'Est.