Les dernières prévisions du Centre européen pointent vers un super El Niño pour la fin de l’été et l’automne 2026 !
Les dernières prévisions du modèle saisonnier de l’ECMWF pointent vers un possible super El Niño, avec des anomalies de température de surface de la mer pouvant atteindre +2 °C ou davantage dans la région équatoriale du Pacifique associée à El Niño.

Si ces prévisions se confirment, le prochain El Niño de 2026 pourrait figurer parmi les trois plus intenses jamais observés, selon les experts. Il faut toutefois garder à l’esprit que les prévisions de printemps concernant El Niño comportent des incertitudes importantes.
Nouvelles prévisions d’El Niño par le modèle saisonnier de l’ECMWF : un événement plus intense
Les prévisions probabilistes des anomalies de température de surface de la mer (SST) dans la région Niño 3.4 du Pacifique équatorial issues du modèle saisonnier de l’ECMWF ont revu ces anomalies positives à la hausse par rapport aux prévisions du mois précédent, comme le souligne Brian Bledsoe. Les images suivantes montrent les sorties prévues pour la mise à jour de février 2026, en bas, et celle de mars 2026, en haut. La transition vers El Niño en 2026 n’est pas seulement plus rapide dans la dernière mise à jour, elle renforce également l’intensité d’un événement déjà considéré comme fort.

Sorties prévues pour les anomalies de la SST dans la région Niño 3.4 pour la mise à jour de mars 2026, en haut, et celles de février 2026. Voir le texte pour plus de détails. ECMWF

Le modèle montre une forte confiance dans sa prévision jusqu’à cette échéance.
La transition prévue de l’ENSO vers El Niño pourrait être l’une des plus rapides et des plus intenses envisagées. Tous les indicateurs pointent de plus en plus vers un événement El Niño significatif, fort à très fort, selon les prévisions saisonnières de l’ECMWF de mars 2026. Si cela se confirme, ce possible super El Niño pourrait devenir un facteur climatique majeur à l’échelle régionale et mondiale en 2026-2027.
The brand new EURO Seasonal Model calls for a very strong El Niño to develop this Summer. This is a HUGE deal because El Nino events are typically associated with below-average tropical activity in the Atlantic Basin. This is reflected with a -AMO SSTA configuration with the pic.twitter.com/VKj0VH8aRh
— Dylan Federico (@DylanFedericoWX) March 5, 2026
Selon World Climate Service (@WorldClimateSvc), « si l’on compare la prévision actuelle d’ECMWF SEAS5 de mars 2026 avec celle d’il y a trois ans, le signal d’El Niño pour l’été est nettement plus fort, comme beaucoup l’ont remarqué ».

Anomalies prévues de la température de l’eau de mer à l’échelle mondiale pour les prévisions de juin, juillet et août (JJA) 2026 (en haut) et 2023 (en bas).

Selon l’expert Ben Noll (@BenNollWeather), El Niño se formerait en mai et pourrait se renforcer en août 2026, d’après la nouvelle sortie du modèle saisonnier de l’ECMWF. On obtient les probabilités suivantes :
• 22 % de probabilité d’un super El Niño en août.
• 80 % de probabilité d’un événement fort.
• 98 % de probabilité d’un événement modéré.
Ces estimations reposent sur les données de 50 membres de l’ensemble.
Les effets attendus d’El Niño s’ajouteraient à des eaux plus chaudes concentrées dans l’Atlantique subtropical, ainsi qu’à des pressions de surface anormalement élevées et à des anomalies de précipitations en dessous des normales.
L’environnement attendu serait donc « hostile » à une saison active des ouragans dans l’Atlantique Nord en 2026.
Impacts prévus
Si ce scénario se confirme, El Niño inhiberait l’activité de la saison des ouragans dans l’Atlantique, aussi bien sur les terres que sur les eaux du bassin, en raison d’une augmentation du cisaillement du vent, défavorable au développement et à l’organisation des tempêtes en cyclones tropicaux.
Un El Niño intense accentuerait également les anomalies de température globale de la Terre en 2026 et possiblement davantage encore en 2027.
Un événement El Niño intense pourrait aussi renforcer certains phénomènes extrêmes : vagues de chaleur, sécheresses, tempêtes, inondations, etc.
Il faut toutefois rappeler que les prévisions du printemps présentent de fortes incertitudes à cette période de l’année. Les prochaines semaines et les prochains mois seront donc cruciaux pour déterminer l’ampleur réelle de ce phénomène.