Tempête Aurore la nuit prochaine au nord : des vents jusqu'à 130 km/h

Après la météo estivale de mardi et ses températures atteignant localement les 30°C, le temps change radicalement en ce milieu de semaine avec le passage d’une perturbation pluvieuse et surtout venteuse. Les rafales dépasseront ainsi les 100 km/h, parfois jusque dans l’intérieur des terres.

De fortes vagues vont déferler sur les côtes du nord-ouest, soulevées par un vent dépassant les 100 km/h en rafales.
De fortes vagues vont déferler sur les côtes du nord-ouest, soulevées par un vent dépassant les 100 km/h en rafales.

Au revoir l’anticyclone, bonjour les dépressions ! Après les conditions estivales qui ont dominé dans quasiment toutes les régions mardi avec un mercure situé jusqu’à 10°C au-dessus des normales de saison, nous plongeons sérieusement dans l’automne ce mercredi avec le retour des perturbations atlantiques. Une première traverse le pays en cours de journée avec de la pluie et un peu de vent mais c’est surtout en soirée et au cours de la nuit suivante que les conditions météo vont s’agiter

Une anomalie de surface va en effet interagir avec le jet stream circulant en Manche et atteignant actuellement les 250 km/h à 10.000 mètres d’altitude. Voilà pour l’explication technique. Pour simplifier les choses et être plus clair : une dépression va se creuser en Manche, renforcée par un puissant courant d’altitude et générant alors une tempête dans ces régions avant de se propager aux régions les plus septentrionales. 

Vents tempétueux de la Bretagne à l'Île-de-France

Après un après-midi déjà venté avec des rafales de l’ordre de 50 à 70 km/h dans les terres de la moitié nord et en vallée du Rhône et jusqu’à 90 km/h sur les côtes de la Manche et jusqu’en Bretagne, la situation va fortement se dégrader en soirée. Entre 18h et 21h, c’est d’abord en Bretagne où les vents seront les plus puissants, atteignant généralement 80 à 90 km/h, localement jusqu’à 100 km/h dans les terres et 100 à 120 km/h sur le littoral du Finistère et du Morbihan. En première partie de nuit, le vent gagnera en puissance sur toutes les côtes de la Manche, dépassant souvent les 100 km/h mais aussi dans les terres ligériennes et normandes avec des bourrasques atteignant 80 à 90 km/h. 

Le creusement d'une dépression en Manche va engendrer un épisode de vents violents voire tempétueux dans le nord et le nord-ouest du pays (modèle GFS via tameteo)
Le creusement d'une dépression en Manche va engendrer un épisode de vents violents voire tempétueux dans le nord et le nord-ouest du pays (modèle GFS via tameteo)

En fin de nuit, les plus fortes rafales gagneront les Hauts-de-France, l’Île-de-France et la Beauce avec des pointes à 90 km/h voire plus, notamment de la Normandie à la région parisienne où le seuil de la tempête (100 km/h) sera ponctuellement atteint. 9 départements se situant entre la Bretagne et la Picardie, en passant par la Normandie ont ainsi été placés en vigilance orange vent violent. En début de matinée, les Ardennes et la Champagne seront à leur tour touchées tandis que les rafales demeureront puissantes entre la Manche et la mer du Nord, soufflant encore à 100 km/h et après avoir atteint 130 km/h sur les caps exposés en milieu de nuit. 

Forts coefficients de marée et grosses vagues 

Pour la troisième fois de l’automne, un sérieux coup de tabac va donc secouer le nord et le nord-ouest du pays. Il s'agit au passage de la première tempête de l'automne officiellement nommée par les services météo nationaux. S’il faudra se montrer vigilant dans l’intérieur des terres, la prudence devra également être de mise en mer car une houle d'ouest va déferler sur nos côtes dans un contexte de coefficients de marée élevés (90 mercredi soir et jeudi matin). Elle atteindra 6 à 8 mètres au large du Finistère, 5 à 7 mètres en entrée de Manche et sur la façade Atlantique et entre 3 et 5 mètres en mer du Nord avec à la clé, de grosses vagues et une mer très agitée

Même si elle sera en marée descendante au moment où les vents seront les plus forts, quelques submersions marines resteront possibles sur les parties les plus basses et les plus vulnérables du littoral, d’où la plus grande vigilance recommandée et l’appel lancé par la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) aux plaisanciers à ne pas sortir en mer au cours des prochaines heures.