Des pointes à 40 ou 41°C : découvrez nos premières cartes de températures pour dimanche en France, fête de la musique
Une situation météo inquiétante : alors que la canicule n'a pas encore débuté, de plus en plus de modèles prévoient des températures exceptionnellement chaudes entre dimanche et lundi, avec des pointes à 40, 41°C ou plus. Que disent nos cartes ?

La canicule devrait prendre un caractère exceptionnel en France à partir de ce week-end. Alors qu'un pic est sans doute attendu lundi 22 juin, nos cartes montrent déjà des températures atteignant les 40°C dans plusieurs régions ce dimanche du solstice d'été, jour de la fête de la musique. Certaines modélisations montent encore plus haut : que se passe-t-il ?
Plus de 25°C à 5h du matin !
Jusqu'à samedi, la France va se retrouver coincée entre une dépression située au Sud de l'Islande, et un puissant anticyclone gonflant du Maghreb jusqu'à l'Allemagne. Le flux, orienté au Sud-Sud-Ouest, va faire remonter de l'air de plus en plus chaud, avec une masse d'air atteignant les 20°C à 850 hPa (soit 1500m d'altitude) au Sud et à l'Est, un seuil souvent synonyme de canicule l'été au sol.

Ainsi, demain, mercredi, la chaleur va s'intensifier partout, avec une grande partie de la France se retrouvant l'après-midi entre 30 et 35°C, et des pointes à 36 ou 37°C dans le Sud-Ouest, le Centre-Ouest et le Centre-Est. Jeudi 18 juin, la chaleur deviendra très forte, avec 34 à 38°C de l'intérieur du Sud-Ouest au Centre-Est et au Nord-Est, en passant par le Centre-Val-de-Loire et l'Île-de-France.

Une chaleur qui se maintiendra jusqu'à samedi, en s'intensifiant même un peu sur le Nord-Est, avec des pointes à 38°C entre le Centre-Val-de-Loire, le Sud de la région parisienne, la Champagne et la Bourgogne. Et puis dimanche 21 juin, jour du solstice d'été, un thalweg présent sur l'Atlantique redressera le flux plein Sud, et de l'air encore plus bouillant remontera du Sahara direction la France : la masse d'air pourrait atteindre 25°C à 850 hPa par endroits.
Cela pourrait donner des températures au niveau national dignes des canicules majeures connues en France en 2003, 2019, 2022 et 2025, et cela se ressentira dès la nuit de samedi à dimanche : à 5h du matin, on pourrait encore observer 18°C à Brest, 21°C à Lille, 22°C à Nancy et Dijon, 23°C à Nantes, 24°C à Paris, Lyon, Limoges, Troyes et Toulouse, 25°C à Tours, 26°C à Bordeaux. Des températures nocturnes difficilement supportables pour le corps.
Des records explosés dimanche et lundi ?
Dimanche après-midi, les températures pourraient atteindre des niveaux inédits pour un mois de juin en France, avec des records mensuels explosés dans plusieurs régions, les valeurs étant parfois 15 à 17°C au-dessus des normales de saison. Météo-France communique pour le moment sur une barre des 40°C atteinte dimanche après-midi en Poitou-Charentes, Centre-Val-de-Loire, Île-de-France et vallée du Rhône.

Sur nos cartes de modélisations Meteored France, associées au modèle européen ECMWF, nous prévoyons dimanche 21 juin à 17h les valeurs suivantes : 36°C à Lille, Rennes et Amiens, 37°C à Nantes, Orléans, Dijon et Nancy, 38°C à Troyes, Le Mans et Toulouse, 39°C à Lyon, Tours et Limoges, 40°C à Paris et Bordeaux. Des pointes à 41°C sont même probables localement vers la Sologne, les Landes et la Gironde.

Certains modèles sont encore plus alarmistes : c'est le cas du modèle américain GFS et du modèle allemand ICON, qui dans leurs prévisions pour dimanche prévoient que la barre des 40 à 42°C pourrait être atteinte sur une large partie du pays, avec des pointes localement au-delà. Pour l'instant, il faut prendre ces prévisions avec prudence, nous en saurons davantage à 48h de l'échéance, à savoir vendredi.
Mais avec de telles valeurs, qui exploseraient les records de juin (à Paris par exemple, il est de 37,6°C le 26 juin 1947), et un pic seulement attendu dans la journée de lundi, avec donc des températures encore plus élevées, c'est désormais de vigilance rouge canicule dont il pourrait être question en fin de semaine, pour un phénomène potentiellement historique. Affaire à suivre, souhaitons qu'un scénario moins extrême l'emporte…