D’abord une circulation atlantique puis un blocage : ce qu’annonce le modèle météo pour la France en juin

Après une dernière semaine de mai marquée par une canicule historiquement précoce, les températures vont baisser pour débuter le mois de juin. Mais cette situation pourrait ne pas durer très longtemps…
Ces derniers jours sont entrés dans l’Histoire météo de notre pays avec la mise en place d’une canicule à la fois intense, durable et précoce. Des centaines de records de chaleur ont été battus, de nuit comme de jour, et une vigilance orange canicule a même été activée, une première pour un mois de mai. Ce week-end sera marqué par une baisse des températures.
Ce sera donc la fin de cet épisode de chaleur mais les valeurs ne repasseront pas pour autant en dessous des normes de saison. En effet, nous partirons de tellement haut que les maximales se maintiendront au-dessus des valeurs normales pour le début de l’été météorologique. Pour rappel, ce dernier débute officiellement ce lundi 1er juin. Intéressons nous ainsi à la tendance de ce premier mois de la saison estivale.
Un début de mois partagé et respirable
Cette première semaine de juin s'annonce nettement moins chaude, et c'est tant mieux ! En effet, avec le retrait de l'anticyclone, la France sera soumis à un régime océanique faiblement perturbé. Avec cet air venu de l'Atlantique, les températures ne seront plus dans l'excès. La chaleur concernera uniquement le sud-est avec souvent près de 30°C tandis que les valeurs ne dépasseront que rarement les 25°C ailleurs. Les minimales, quant à elles, seront parfois un peu fraîches au réveil et localement inférieures à 10°C.

Côté ciel, quelques pluies feront leur retour et là aussi, c'est une bonne nouvelle. Une perturbation atlantique pourrait même traverser le pays entre mardi et mercredi. Des averses sont également attendues les autres régions, épargnant uniquement le pourtour méditerranéen. Au cours de cette semaine, le mercure sera en moyenne proche des normales au nord-ouest mais supérieur de 3 à 4°C aux normes dans le sud-est. Les précipitations seront proches des normales également, sauf dans le sud-est où elles seront déficitaires.
ANALYSE TECHNIQUE :
— Extrême Météo (@ExtremeMeteo) May 27, 2026
En liaison avec la vague de chaleur historique de mai que nous connaissons, la plus précoce, on entend et lit beaucoup de choses pour l'expliquer.
Elle n'est pas provoquée par El Nino tout juste émergent qui aura un rôle plus prononcé plus tard dans l'été pic.twitter.com/n5XZRuPthB
Pour la semaine suivante, du 8 au 14 juin, l'anticyclone des Açores va de nouveau tenter d'étendre son influence en direction de la France. Il devrait le faire de manière progressive. Ainsi, après un début de semaine partagé, les conditions deviendront de plus en plus estivales à l'approche de la mi-juin. Les pluies seront de plus en plus rares et donc déficitaires tandis que le mercure affichera un excédent de +2°C au nord et jusqu'à +4°C au sud sur cette période.
Vers une nouvelle canicule avant la mi-juin ?
Il conviendra de surveiller avec attention l'évolution de ces hautes pressions. En effet, le modèle européen envisage la mise en place d'un véritable blocage pour la semaine du 15 au 21 juin, avec à la clé un nouveau dôme de chaleur. Dans ces conditions, il faut s'attendre au retour d'un temps très ensoleillé et de plus en plus chaud. Pour l'heure, une anomalie de l'ordre de +3°C est envisagée à l'échelle nationale mais cette valeur pourrait être revue à la hausse en cas d'éventuelle canicule.

La semaine suivante, du 22 au 28 juin, s'annonce également chaude et ensoleillée. Pour cette première semaine de l'été calendaire (ou astronomique), les hautes pressions devraient continuer de dominer. Peu ou pas de précipitations sont ainsi attendues tandis que la chaleur restera de mise avec une anomalie thermique probablement aussi forte.
Les derniers jours de juin devraient voir le maintien de telles conditions. Ainsi, en résumé, après une première semaine (voire quelques jours supplémentaires) avec un temps doux et parfois humide, les fortes chaleurs devraient de nouveau faire parler d'elles et nous accompagner le reste du mois. Pour rappel, nous envisageons toujours un été assez largement plus chaud et plus sec que la normale en France.