À partir du 1er septembre, une phase de NAO+ pourrait s’installer : quelles conséquences sur la météo en France ?
Un changement de temps se dessine à partir du début du mois de septembre. Nous allons entrer dans un régime de NAO+. Cela signifie que le flux océanique dominera les débats.

Un changement de régime de temps à grande échelle se profile pour le début du mois de septembre. Nous allons probablement basculer en régime de NAO+ lors des dernières heures du mois d'août et pour le début du mois de septembre, mettant fin au régime de blocage.
Le retour d'une phase de NAO+ aura des conséquences sur le temps sensible en France et en Europe. Il pilote une circulation océanique traditionnelle, même si celle-ci s'est montrée particulièrement rare au cours des derniers mois. Il faut s'attendre à un dégradé nord-sud dans notre pays.
Qu'est-ce qu'une phase de NAO+ ?
La NAO mesure essentiellement la différence de pression atmosphérique entre deux zones : les Açores et l'Islande. Traditionnellement, les Açores sont concernées par l'anticyclone et l'Islande est fréquemment sous l'influence des dépressions du nord de l'Atlantique.
Lorsque cette différence entre anticyclone des Açores et dépressions vers l'Islande est notable, on parle de régime de NAO+. Cette phase renforce généralement les vents d'ouest sur l'Atlantique et favorise une circulation atmosphérique dite "zonale" sur l'Europe, c'est-à-dire d'ouest en est.

Ce régime de temps apporte un flux océanique récurrent qui peut favoriser les pluies en France, bien que le nord et le sud ne sont pas toujours logés à la même enseigne durant les phases de NAO+. En effet, cela dépend de la latitude du courant jet, qui peut être plus ou moins élevée. Si elle est septentrionale, l'anticyclone des Açores peut remonter sur la France. Si elle est plus méridionale, c'est un défilé de perturbation qui nous concerne.
Notons qu'il existe trois autres régimes : la NAO- lorsque les hautes pressions s'installent vers l'Islande et que les basses pressions concernent les Açores (circulation inversée d'est en ouest), le régime de dorsale lorsque la circulation atmosphérique ondule fortement et le régime de blocage au cours duquel les centres d'action peuvent camper sur leurs positions durant de longues semaines.
Quelles conséquences pour la France ?
La phase de NAO+ débutera en ce dernier week-end du mois d'août et se prolongera pour le début du mois de septembre. Cela signifie que le courant océanique va s'accélérer sur le continent européen et sur la France. La première des conséquences sera une fin des fortes chaleurs, encore présentes sur un certain nombre de régions jusqu'en journée de jeudi.
Ce week-end, l'air océanique s'installera sur l'ensemble du territoire et les températures retrouveront des niveaux nettement plus raisonnables et proches des normales saisonnières. Il fera souvent autour de 20 à 24°C sur une large moitié nord, plutôt 25 à 27°C au sud-ouest et 28 à 32°C aux abords de la Méditerranée.

Même si nous allons entrer dans une phase de NAO+, le courant jet devrait circuler à des latitudes relativement hautes, passant davantage par les Îles Britanniques que sur la France. Ainsi, les passages perturbés concerneront surtout le nord de la France avec des averses et du vent circulant de la Bretagne à la Belgique durant le week-end et au début du mois de septembre.
Pour les régions du sud, l'anticyclone des Açores aura tendance à étendre son influence et un temps lumineux dominera les débats. Les températures pourront même être chaudes, du fait de la remontée de l'air chaud espagnol sur le sud de la France. Pour les régions méridionales, cette phase de NAO+ ne rimera donc pas avec humidité et fraîcheur.
De plus, il est probable que la phase de NAO+ décline en seconde partie de semaine prochaine, laissant place à davantage d'incertitudes. En France, les modélisations envisagent un possible retour de l'anticyclone des Açores directement au dessus du pays aux alentours des 4 ou 5 septembre, ce qui pourrait aboutir à de nouvelles journées estivales.