Comment cultiver un figuier chez soi et obtenir les figues les plus délicieuses pour les desserts et les confitures ?
Le moment est venu. Le figuier est l’un des arbres fruitiers les plus rustiques et les plus généreux, idéal pour les petits espaces. Suivez ce guide pour choisir le bon emplacement, effectuer la taille et récolter les figues les plus sucrées sur votre balcon ou dans votre cour.

Avec l’arrivée du printemps, les températures se stabilisent et la nature reprend son cycle de croissance. C’est le moment idéal pour commencer la culture du figuier (Ficus carica), l’une des espèces fruitières les plus anciennes et les plus résistantes. Il va donc falloir patienter encore quelques mois avant de planter votre figuier !
Le figuier est d’une exceptionnelle générosité : il peut prospérer aussi bien dans un grand jardin que dans un simple pot placé sur une terrasse ou un balcon ensoleillé. Son fruit, la figue, est délicieux aussi bien frais qu’en confitures ou en desserts, et obtenir une récolte abondante est bien plus simple qu’il n’y paraît, à condition de suivre quelques étapes essentielles.
Où le planter : conseils de mise en place et d’emplacement
La réussite d’un figuier commence par son emplacement : c’est un arbre qui adore le soleil et a besoin d’au moins huit heures d’ensoleillement direct par jour pour bien se développer et fructifier. Il doit être planté dans un endroit abrité des vents du sud dominants.
En pleine terre : choisissez un espace suffisamment large, car ses racines sont vigoureuses. Si le sol est très argileux et a tendance à retenir l’eau, il est conseillé de creuser un trou de plantation enrichi de matériaux drainants (sable grossier, pierre ponce ou billes d’argile).

En pot : le figuier s’adapte parfaitement à ce type de culture. Commencez avec un pot de 30 litres et effectuez un rempotage tous les deux ou trois ans, jusqu’à atteindre un contenant définitif de 60 à 80 litres. Il est essentiel que le pot dispose de grands trous de drainage et que le substrat soit poreux et léger, enrichi en bon compost.
Quand le planter : le moment idéal, c’est dans quelques mois
La meilleure période pour planter le figuier, si vous disposez déjà d’un jeune plant issu d’une pépinière, se situe à la fin de l’hiver ou au début du printemps, juste avant la reprise de la végétation. Si vous utilisez des boutures, le printemps est également la saison la plus favorable.
Le figuier résiste bien à la sécheresse une fois établi en pleine terre, mais demande quelques soins particuliers, surtout lorsqu’il est cultivé en pot. En matière d’arrosage, le facteur critique pour le figuier est le drainage, bien plus que la quantité d’eau.

En été : arrosez abondamment mais en espaçant les apports. Le sol doit sécher entre deux arrosages afin d’éviter la pourriture des racines. Un figuier stressé par le manque d’eau perdra ses feuilles et ses fruits.
En hiver : réduisez l’arrosage au minimum, juste assez pour que les racines ne se dessèchent pas complètement.
Nutrition : le figuier n’est pas particulièrement exigeant, mais il réagit très bien aux apports nutritifs. La fertilisation est essentielle pour obtenir des fruits sucrés et abondants. Les spécialistes recommandent de fertiliser au début du printemps puis de nouveau à la mi-été, en utilisant un engrais organique (comme le lombricompost) ou des fertilisants pauvres en azote mais riches en phosphore et en potassium.
Taille : formation et fructification
La taille est essentielle pour maintenir la production et contrôler la taille de l’arbre, surtout lorsqu’il est cultivé en pot. La meilleure période se situe à la fin de l’hiver, lorsque le figuier a perdu toutes ses feuilles et que le risque de fortes gelées est écarté.
Taille de formation : les jeunes arbres doivent être guidés pour croître en forme de coupe ou de vase ouvert. Il faut supprimer les branches qui poussent vers le centre de l’arbre ou celles qui se croisent.

Taille de production : le figuier porte des fruits sur les branches de l’année précédente (les figues-fleurs) et sur les nouvelles pousses (les figues d’été). Il ne faut donc pas le tailler trop sévèrement. Supprimez les « gourmands » (pousses verticales et vigoureuses partant de la base ou du tronc) afin que l’énergie de l’arbre se concentre sur la fructification.
Ravageurs et conditions climatiques extrêmes
C’est un arbre à feuilles caduques qui supporte bien les gelées hivernales. Toutefois, les jeunes pousses printanières sont sensibles aux gelées tardives. Si l’arbre est cultivé en pot et que les températures chutent fortement, il est conseillé de le protéger ou de le couvrir.
Les parasites les plus courants sont les pucerons et les cochenilles, surtout lorsque l’arbre manque de ventilation. Ils se contrôlent par des inspections visuelles régulières et des applications de savon potassique. La mouche des fruits peut endommager les figues mûres ; une ramure bien aérée et l’élimination des fruits tombés au sol constituent les meilleures mesures préventives.
Récolte : comment et quand cueillir
Le figuier offre sa récolte principale à la fin de l’été et au début de l’automne. La cueillette doit être quotidienne et délicate. Le secret réside dans la texture :
- Observation : les figues doivent changer de couleur (selon la variété) et paraître gonflées.
- Toucher : une figue mûre doit être souple au toucher. Si elle est ferme, elle n’est pas encore mûre.
- Indicateur naturel : une figue à maturité laisse souvent perler une petite goutte de nectar à sa base ou à son œil.
Récoltez les figues en coupant délicatement le pédoncule plutôt qu’en les arrachant, afin d’éviter d’endommager la branche ou le fruit.

Les figues mûrissent de manière échelonnée, il faut donc visiter l’arbre chaque jour pour savourer les fruits les plus sucrés, parfaits à déguster frais ou à transformer en confitures maison