Ces deux plantes repoussent les insectes et aident à maintenir le sol du jardin sain et exempt de parasites !
Tout ne se règle pas avec des insecticides : il existe des plantes qui améliorent le sol attirent des alliés naturels et aident à maintenir le jardin sain presque sans effort.

Un jardin ne se défend pas uniquement avec des pulvérisateurs. Parfois il suffit de bien choisir qui habite chaque recoin. Entre fleurs voyantes et arbustes bien taillés il existe des plantes plus modestes – parfois même sous-estimées – qui aident à éloigner les insectes problématiques à améliorer la terre et à permettre à tout le reste de pousser plus vigoureusement.
Deux d’entre elles se sont taillé une place de choix dans les potagers et les jardins : la consoude et le pourpier. Ce ne sont pas des plantes « miracle » mais ensemble elles forment un duo difficile à égaler.
La consoude : des racines profondes un sol reconnaissant
La consoude (Symphytum officinale) peut sembler excessive au premier regard. Grandes feuilles croissance vigoureuse et capacité remarquable à repousser encore et encore même après des coupes sévères. Son secret se cache sous terre : elle développe de longues racines qui explorent les couches profondes du sol où elles captent des nutriments que d’autres plantes ne remarquent même pas.

Ce « butin » remonte à la surface lorsque l’on coupe les feuilles. Lorsqu’elles sont utilisées comme paillage ou ajoutées au compost, les feuilles de consoude apportent du potassium, du calcium et de l’azote à la terre. Avec le temps le sol améliore sa structure et les plantes voisines deviennent plus résistantes un élément clé pour réduire les attaques de ravageurs.
De plus, ses fleurs attirent les abeilles et d’autres insectes bénéfiques. Dans un jardin sain tous les insectes ne sont pas des ennemis.
Où et comment l’installer ? Près des arbres fruitiers, des tomates, des courgettes et d’autres plantes exigeantes. Il est préférable de la planter en bordure ou dans des coins. Une fois installée, elle occupe son espace avec détermination

Elle supporte le plein soleil et la mi-ombre. Elle préfère les sols bien humides même si elle tolère des sécheresses modérées.
Un point pratique : couper les feuilles plusieurs fois par an ne l’affaiblit pas au contraire cela stimule sa croissance et multiplie son apport au sol.
Le pourpier : la « mauvaise herbe » qui protège le jardin
Le pourpier (Portulaca oleracea) apparaît souvent sans invitation. Beaucoup l’arrachent sans scrupule mais le jardin s’en trouve privé. Il forme un tapis bas et dense qui couvre le sol le protège du soleil intense et réduit l’évaporation de l’eau.

Cette couverture freine aussi l’avancée d’autres plantes invasives et crée un microclimat plus stable. Lorsqu’on la taille ou qu’on l’ajoute au compost elle apporte une matière organique légère améliore la rétention de l’humidité et rend la terre plus meuble.
En bonus, elle fleurit et attire les pollinisateurs. Et oui, elle se mange aussi, mais c’est une autre histoire.

Où et comment l’utiliser ? Elle fonctionne très bien comme couvre-sol entre les massifs, les allées ou au pied des cultures hautes. Il est conseillé de la contrôler par des tailles afin qu’elle ne progresse pas excessivement.
Elle préfère le plein soleil et les climats chauds. Elle résiste aussi bien aux sécheresses qu’aux pluies intenses sans s’en plaindre.
Un jardin qui se défend seul (ou presque)
Ni la consoude ni le pourpier ne « chassent » les insectes comme le ferait un répulsif chimique. Leur action est plus intelligente : ils améliorent l’environnement. Un sol fertile produit des plantes plus saines et des plantes vigoureuses subissent moins d’attaques sévères. À cela s’ajoute la présence d’insectes alliés qui maintiennent les plus problématiques à distance.
Dans les petits jardins, la consoude peut être installée dans des coins stratégiques et le pourpier couvrir les espaces libres. Dans les grands jardins, ils forment un réseau vivant qui protège le sol toute l’année. Associés à des plantes aromatiques comme le basilic, la menthe ou la citronnelle, le résultat est un jardin plus équilibré et beaucoup moins dépendant de produits extérieurs.
Parfois, la clé ne réside pas dans l’ajout de contrôles, mais dans le fait de laisser la nature faire son travail. Et ces deux plantes le font plutôt bien.