Quelle est cette affection improbable qui a forcée l'évacuation d'urgence de toute l'ISS ?

Même si un seul a été touché par ce trouble, c'est toute l'équipage qui a été rapatriée d'urgence sur Terre, plus d'un mois avant leur retour initialement prévu.

L'aphasie est un trouble qui peut être symptomatique de problèmes graves : AVC, crise cardiaque…
L'aphasie est un trouble qui peut être symptomatique de problèmes graves : AVC, crise cardiaque…

L’astronaute américain Mike Fincke a été au cœur d’un incident médical rare et encore inexpliqué survenu à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en janvier 2026. Ce trouble soudain, identifié comme une aphasie, a conduit la NASA à écourter sa mission et à rapatrier en urgence tout l’équipage.

Le 7 janvier 2026, alors qu’il participait à la mission Crew-11, Mike Fincke a été victime d’un phénomène aussi soudain qu’inquiétant : une incapacité totale à parler, survenue en quelques secondes.

Selon son propre témoignage, l’épisode s’est produit lors d’un moment banal, pendant un repas avec ses coéquipiers en microgravité. "C’est arrivé d’un coup", a-t-il expliqué, décrivant une situation immédiatement prise au sérieux par l’équipage.

Ses collègues ont rapidement alerté les équipes médicales au sol et tenté d’évaluer son état avec les moyens disponibles à bord et notamment l'échographie mis à leur disposition dans la station. Ils constatent alors qu'il ne s'agit ni d'un étouffement, ni d'une crise cardiaque.

L’astronaute est resté mutique pendant environ vingt minutes, avant de retrouver l’usage de la parole aussi soudainement qu’il l’avait perdu. On parle donc d'une aphasie, définit par le dictionnaire Le Robert comme étant "une perte totale ou partielle de la capacité de parler ou de comprendre le langage parlé ou écrit, due à une lésion cérébrale".

Malgré le retour à la normale, la NASA a pris la décision de rapatrier immédiatement l’ensemble de l’équipage, par mesure de précaution. La mission Crew-11, qui devait se poursuivre encore plus d’un mois, a ainsi été interrompue. Le retour sur Terre a eu lieu le 15 janvier 2026, marquant un cas rare d’évacuation anticipée pour raison médicale dans l’histoire récente de l’ISS.

Cet événement a également entraîné des conséquences opérationnelles : une sortie extravéhiculaire prévue a été annulée, et le calendrier des missions suivantes a dû être ajusté.

Sur Terre, cette altération soudaine du langage peut être identifié comme un symptôme associé à des pathologies graves comme un accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire. Pourtant, les examens médicaux réalisés après son retour n’ont révélé aucune anomalie.

L’astronaute lui-même a confirmé ne pas avoir subi d’AVC ni de crise cardiaque. À ce jour, les médecins ne disposent d’aucune explication claire, ce qui rend cet incident particulièrement intrigant pour la communauté scientifique.

Une hypothèse privilégiée concerne les effets de la microgravité sur le corps humain. Mike Fincke n’est pas un novice : il totalise plus de 500 jours cumulés dans l’espace, ce qui en fait un astronaute très expérimenté.

Or, l’environnement spatial est connu pour provoquer de nombreuses modifications physiologiques : perte musculaire, troubles de la vision, exposition accrue aux radiations. Les effets neurologiques, en revanche, restent encore largement méconnus.

L’astronaute lui-même estime qu’il est "presque sûr" que cet épisode est lié à son séjour dans l’espace, sans que cela puisse être démontré à ce stade. Aujourd’hui, Mike Fincke affirme être en bonne santé et ne pas avoir connu de récidive depuis son retour sur Terre.

Cependant, son cas est désormais étudié de près. La NASA examine ses archives médicales pour déterminer si un phénomène similaire s’est déjà produit, sans succès pour l’instant…

Références de l'article :

Marianne Chenou, LeParisien, (31/03/2026), Une incapacité totale de parler d’un coup… l’astronaute Mike Fincke révèle les raisons de son évacuation médicale de l’ISS

Marcia Dun, APNews, (27/03/2026), He suddenly couldn’t speak in space. NASA astronaut says his medical scare remains a mystery