Vague de chaleur : un nouveau record battu en France cette semaine

La chaleur n’en finit plus en France. Débutée le 28 juillet, la vague de chaleur actuelle vient de dépasser celle de 2003 par sa durée, devenant l’une des plus longues jamais observées dans le pays. Un nouvel indicateur du caractère exceptionnel de cet été 2026, marqué par des épisodes de chaleur à répétition et leurs lourdes conséquences.

La France vit une nouvelle vague de chaleur exceptionnellement longue depuis la fin du mois de juillet dernier
La France vit une nouvelle vague de chaleur exceptionnellement longue depuis la fin du mois de juillet dernier

Un nouveau record lié aux températures excessives est tombé sur la France cette semaine. La vague de chaleur que subit notre pays depuis la fin du mois de juillet dernier a en effet dépassé la fameuse canicule de 2003 en terme de durée.

Une vague de chaleur particulièrement longue

La France vit un été véritablement exceptionnel. Après la canicule la plus précoce jamais observée à la fin du mois de mai et les mois de juin et juillet les plus chauds enregistrés depuis le début des relevés météorologiques sur notre pays, un nouveau record est battu en ce mois d'août 2026.

En effet, la vague de chaleur actuelle perdure sur notre pays depuis la fin du mois de juillet dernier, celle-ci ayant commencé précisément le 28 juillet selon Météo-France. Ainsi, celle-ci dure depuis 18 jours en comptant la journée d'hier, ce qui dépasse donc la fameuse vague de chaleur de l'été 2003 en terme de chaleur.

Bien sûr, cette vague de chaleur ne se fait pas ressentir sur toutes les régions de la même façon. Les régions de l'ouest et du nord ont pu profiter de quelques jours de répit durant cette première décade de juillet, mais les températures excessives perdurent depuis maintenant près de trois semaines sur le sud-est du pays, où la chaleur semble véritablement n'en plus finir.

Ainsi, cette vague de chaleur devient la troisième vague de chaleur la plus longue à toucher notre pays depuis le début des relevés météorologiques, devançant donc celle de l'été 2003, celle de juillet 2026 (du 4 au 19) et se situant juste derrière les vagues de chaleur de juillet 2006 (21 jours) et de juillet 1983 (23 jours).

En terme d'intensité, cette vague de chaleur reste néanmoins en deçà de ce que nous avons pu connaître en 2003 ou même précédemment cet été. En effet, c'est la vague de chaleur de la fin juin 2026 qui conserve le record, une nouvelle preuve de l'aspect véritablement exceptionnel de cet été sur notre pays.

Des conséquences notables

Si les températures vont enfin baisser sur la majeur partie du pays durant le week-end, il est tout de même important de noter que cette vague de chaleur est déjà la 5ème à toucher notre pays depuis le début de la saison chaude, le tout après la canicule la plus précoce jamais observée à la fin du mois de mai dernier.

Depuis 1947, ce sont 54 vagues de chaleur qui ont concerné la France, mais la moitié d'entre elles se sont produites après 2010, un marqueur indéniable de l'évolution rapide de notre climat depuis maintenant une quinzaine d'années.

Ces épisodes de chaleur intense à répétition ne sont malheureusement pas sans conséquence. Outre les perturbations sur le réseau de réacteurs nucléaires d'EDF ou encore les incendies se multipliant sur la majorité du territoire français, ces vagues de chaleur ont engendré une surmortalité notable à l'échelle du pays.

Selon Santé publique France, la surmortalité de la vague de chaleur de la fin du mois de juin a par exemple engendré au moins 5 764 décès supplémentaires dans les départements et périodes concernées, une surmortalité de +36,4% à l'échelle de la France. Le bilan humain de l'ensemble de la saison chaude pourrait malheureusement s'avérer bien plus lourd.

Ces canicules successives ont également un coût économique majeur. Selon la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, les perturbations économiques sont nombreuses depuis le début de l'été et la chaleur excessive pourrait finalement coûtée de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros d'ici la fin de la saison chaude.