Les glaciers suisses ont fondu à un rythme alarmant en 2026
Les glaciers suisses ont connu une fonte exceptionnelle en 2026, avec une perte de 5,5 % de leur masse en seulement un an. Un bilan particulièrement alarmant qui confirme l'accélération du recul glaciaire dans les Alpes.

D'après le rapport annuel du Réseau des relevés glaciologiques suisse (Glamos), les glaciers suisse ont enregistré une fonte particulièrement importante ces derniers mois, une tendance qui s'accentue malheureusement ces dernières années.
Un constat inquiétant
Après un été record en Suisse avec les mois de juin, juillet et août les plus chauds enregistrés sur le pays depuis le début des mesures en 1864, le Réseau des relevés glaciologiques suisse a publié ce 1er octobre un rapport peu encourageant concernant les glaciers du pays.
Selon les scientifiques du Glamos l'épaisseur moyenne de glace a en effet diminué de 2,5 à 4 mètres sur les glaciers étudiés et jusqu'à 10 mètres sur les langues glaciaires.
'Catastrophic': Swiss glaciers lose 20% of mass in five years.
— AFP News Agency (@AFP) October 1, 2026
Swiss glaciers saw 5.5% of their volume melt away just this year, the second-biggest melt on record, Glacier Monitoring in Switzerland (GLAMOS) network reportshttps://t.co/hbaxAAUfei pic.twitter.com/NApACJLzsa
Les glaciers suisses ont ainsi perdu 5,5% de leur masse de glace par rapport à l'année précédente, une situation qui s'explique en partie par un hiver 2025-2026 assez pauvre en neige et par des vagues de chaleur intenses et successives entre mai et septembre.
Si l'on excepte l'année 2024-2025, les 5 derniers bilans du Glamos se sont ainsi montrés alarmants. Entre 2022 et 2026, les pertes enregistrées ont ainsi été plus de deux fois supérieures à celles observées durant toute autre période de cinq ans depuis le début de ces relevés. Une perte de volume total de glace de près de 20% a ainsi pu être mise en évidence sur les glaciers suisses depuis 2021.
Une fonte de plus en plus alarmante
Selon le Glamos, la Suisse n'a pas connu d'année avec un bilan de masse de glace positive depuis l'année 2000. Le bilan catastrophique de cette année 2026 confirme donc la tendance de fond observée depuis plusieurs années avec des températures anormalement élevées accentuant la fonte des glaciers à travers le pays.
Alors que les Alpes entrent dans la période d'accumulation, durant laquelle la neige commence normalement à se déposer sur les glaciers, les températures restent très élevées pour cette période de l'année, certains secteurs glaciaires enregistrant encore des températures positives à plus de 2 000 mètres d'altitude. Le rapport fait également état d'une absence de neige durant le mois de septembre jusqu'à 3 500 mètres d'altitude, une situation très inhabituelle en cette période de l'année.
Durant l'été 2026, l'isotherme 0°C est également resté situé au-dessus de 4 000 mètres d'altitude durant 76 jours, un nouveau record pour la suisse représentant près du double de la moyenne. Les scientifiques avaient d'ailleurs déjà pu constater que la couche de neige protégeant les glaciers avait déjà partiellement disparu dès le mois de juin en raison de la succession de vagues de chaleur.
Dans ce contexte, et alors que de nombreux petits glaciers ont déjà disparu ces dernières années, « les glaciers alpins n'ont aucune chance de survie à long terme » comme l'évoque tristement le Glamos dans son récent rapport. Un constat qui concerne également les glaciers français, eux aussi confrontés à une fonte accélérée ces dernières années.
Référence de l'article
Marie-Adélaïde Scigacz. (2026). Le volume des glaciers suisses a diminué de près de 20% en cinq ans, après une nouvelle année "catastrophique".