Comment se débarrasser du moustique-tigre, à l’approche de l’été ?
On se réjouit de l’arrivée de l’été, mais on se réjouit moins de ce qui l’accompagne : les moustiques. Et particulièrement le moustique-tigre, particulièrement présent. Alors, comment éviter les piqûres ? Quels sont les bons réflexes à adopter pour s’en débarrasser ?

Parasites d’été. L’été n’est plus très loin. Le soleil, la chaleur et les apéros de fin de journée vont enfin faire partie de notre quotidien pendant quelques mois. Mais avec ce doux moment que représente la saison estivale vient également les nuisibles et notamment, les moustiques. Le moustique-tigre, aussi appelé Aedes albopictus de son nom latin, prolifère particulièrement. S’il inflige des piqûres particulièrement irritantes, l’insecte peut également être porteur de maladies.
Le retour de l’été signifie aussi le retour des moustiques
Pour contrer ce fléau du moustique-tigre, très présent en été, nombreux sont les objets qui se vantent de limiter, voire même de supprimer ces insectes. Moustiquaires, sceaux, bornes… Les industriels rivalisent d’imagination et proposent des pièges, parfois coûtant plusieurs centaines d’euros, aux particuliers souhaitant se débarrasser définitivement du parasite. Mais face aux prix parfois très élevés, certains préfèrent fabriquer des pièges maison. Cependant, aucun piège n’est “magique”.
Premier bon réflexe : faire disparaître toute eau stagnante
Antoine Mignotte travaille chez Altopictus, spécialisé dans la lutte contre le moustique-tigre. Il explique que ces pièges ne sont pas des solutions miracles. « Oui, il existe des pièges efficaces, mais il n’y a pas d’outil magique. Leur efficacité dépendra du contexte. Aucun piège ne permet à lui seul de contrôler durablement une forte infestation si l’environnement demeure favorable au développement des moustiques. » En d’autres termes, pour que les pièges soient efficaces, encore faut-il que l’environnement le soit aussi.
Mais alors, quel environnement est propice à la prolifération de ce nuisible ? Le premier geste à adopter : supprimer absolument toute source d’eau stagnante. Il n’est rien de plus attrayant pour le moustique-tigre (et pour tous les moustiques en général) qu’un pot de fleurs avec un fond d’eau, qu’une bâche humide ou qu’une gouttière pleine de la pluie des derniers jours. Chose importante à savoir : il n’y a que la femelle qui pique, après avoir été fécondée uniquement. C’est pourquoi la majorité des pièges s’attaquent à elle.

Parmi eux, les industriels ont créé un piège à femelles gravides : un seau avec de l’eau stagnante dedans pour attirer ; une moustiquaire pour empêcher de moustique d’atteindre le point d’eau ; et des parois transparentes collantes pour que ce dernier se déplace vers la lumière et finisse collé à la paroi. Antoine Mignotte précise que le piège « [...] doit être utilisé dans le cadre d’une action collective. Si on en met dans un seul jardin, l’impact sera limité. C’est intéressant quand les communes en distribuent dans des quartiers. »
Le deuxième type de piège : les pièges à femelles en recherche d’hôte. L’Autorité de sécurité sanitaire (Anses) a d’ailleurs affirmé en 2021 que « l’utilisation continue de plusieurs pièges à femelles en recherche d’hôte peut réduire de manière significative la densité d’Aedes albopictus et le taux de piqûre dans des environnements urbains (en quelques semaines) ». Le plus important : pas de point d’eau et éviter les gadgets inutiles, tels que les ultraviolets et les LED, qui n’ont absolument aucun impact sur les moustiques et pire, peuvent attaquer les insectes non ciblés.