De la Terre à la Lune : la NASA publie plus de 12 000 images en haute résolution d’Artemis II

Les photos en haute résolution mettent en lumière une mission historique et apportent les images des voyages spatiaux habités sur les appareils personnels du monde entier.

Prise alors qu’Artemis II contournait la face cachée de la Lune, la Terre, sous la forme d’un croissant, se situe à plus de 250 000 miles du vaisseau spatial. Source : NASA
Prise alors qu’Artemis II contournait la face cachée de la Lune, la Terre, sous la forme d’un croissant, se situe à plus de 250 000 miles du vaisseau spatial. Source : NASA

Les caméras en haute résolution du vaisseau Orion ont fonctionné à plein régime durant la récente mission de dix jours de la NASA. Les astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, de l’Agence spatiale canadienne, ont effectué le premier voyage aller-retour vers la Lune depuis les années 1970 lors de l’historique mission Artemis II en avril 2026.

La technologie a progressé de manière exponentielle depuis la dernière mission de ce type, et la NASA s’est assurée que les impressionnantes images des voyages spatiaux puissent être capturées afin que les habitants de la Terre puissent en profiter.

La NASA avait publié quelques images en plus basse résolution au fur et à mesure de leur réception par l’équipage, mais les limitations liées au transfert de données à travers le cosmos ont restreint le flux d’images en temps réel.

Il est probable que les astronautes de la mission Artemis II aient utilisé une longue exposition pour capturer des étoiles lointaines. Source : NASA
Il est probable que les astronautes de la mission Artemis II aient utilisé une longue exposition pour capturer des étoiles lointaines. Source : NASA

Maintenant que les cartes SD physiques sont revenues sur Terre, la NASA a publié des milliers d’impressionnantes images en haute résolution capturées par les quatre astronautes. Il s’agit de plus de 12 000 clichés, tous disponibles gratuitement dans différentes résolutions sur le portail « Gateway to Astronaut Photography of Earth » de la NASA.

Vues lunaires : lumière et obscurité

Un survol rapproché de la Lune a permis aux astronautes de capturer avec un niveau de détail saisissant les caractéristiques géologiques de la surface lunaire. Ces images seront essentielles pour explorer les sites d’atterrissage idéaux des futures missions Artemis II ainsi que pour une future base à la surface de la Lune.

Le bassin d’Orientale mesure près de 965 kilomètres de large et s’est formé il y a environ entre 3,8 et 3,9 milliards d’années. L’impact d’un grand astéroïde ou d’une comète a creusé une cavité dans la croûte lunaire, fait fondre la roche et provoqué une éruption volcanique. Source : NASA
Le bassin d’Orientale mesure près de 965 kilomètres de large et s’est formé il y a environ entre 3,8 et 3,9 milliards d’années. L’impact d’un grand astéroïde ou d’une comète a creusé une cavité dans la croûte lunaire, fait fondre la roche et provoqué une éruption volcanique. Source : NASA

À la surface marquée par les impacts, plusieurs caractéristiques géologiques majeures se distinguent, comme l’impressionnant bassin d’Orientale. Ce cratère mesure 965 kilomètres de large et se situe dans une zone de transition entre la face éclairée et la face sombre de la Lune (vues depuis la Terre). Une vue panoramique montre l’ampleur du cratère par rapport à la surface lunaire.

Le bassin d’Orientale contraste fortement avec le reste de la surface lunaire. La roche volcanique, riche en fer, présente une teinte plus sombre par rapport aux hauts plateaux environnants. Source : NASA
Le bassin d’Orientale contraste fortement avec le reste de la surface lunaire. La roche volcanique, riche en fer, présente une teinte plus sombre par rapport aux hauts plateaux environnants. Source : NASA

Le relief accidenté de la surface lunaire apparaît clairement sur une image remarquable prise depuis la face cachée, où le Soleil brille le long du terminateur lunaire. Les chaînes montagneuses lunaires et les bords des cratères mettent en évidence l’irrégularité du terrain lunaire.

Le Soleil passe derrière la Lune lors d’une éclipse solaire qui ne peut être observée que depuis cet endroit. Source : NASA
Le Soleil passe derrière la Lune lors d’une éclipse solaire qui ne peut être observée que depuis cet endroit. Source : NASA

Alors que la capsule Orion basculait vers la face opposée de la Lune, l’équipage a assisté à une éclipse solaire lunaire. Le Soleil étant obscurci et éclairé à contre-jour par la Lune, quelques étoiles ont commencé à apparaître dans le vide.

Images de la maison

Avant de disparaître sous l’horizon lunaire, l’équipage a contemplé le spectaculaire paysage de son point de départ. Capturée à près de 400 000 kilomètres de chez eux, l’image montre la Terre en forme de croissant se couchant au premier plan sur l’horizon lunaire.

La Terre disparaît derrière la surface lunaire alors que l’équipage se dirige vers la face cachée de la Lune. La dernière mission ayant parcouru une distance similaire était celle d’Apollo 13 en 1970. Source : NASA
La Terre disparaît derrière la surface lunaire alors que l’équipage se dirige vers la face cachée de la Lune. La dernière mission ayant parcouru une distance similaire était celle d’Apollo 13 en 1970. Source : NASA

Des centaines d’images de la Terre sont dispersées à travers le catalogue. Un cliché unique montre la perspective de la spécialiste de mission Christina Koch contemplant sa planète natale.

La spécialiste de mission Christina Koch contemple la Terre depuis le hublot de la capsule spatiale Orion. Source : NASA
La spécialiste de mission Christina Koch contemple la Terre depuis le hublot de la capsule spatiale Orion. Source : NASA

Ce moment, capturé approximativement à mi-parcours de leur voyage vers la Lune, place Christina Koch et le reste de l’équipage plus loin dans l’espace que tout autre être humain depuis les missions Apollo Program.