Île-de-France : une pollution à l'ozone record cet été

Outre un été exceptionnellement chaud et ensoleillé, l’Île-de-France a également connu une pollution à l’ozone particulièrement importante. Airparif dresse un bilan « hors norme » de ces derniers mois.

Les niveaux de pollution à l'ozone se sont montrés particulièrement importants cet été sur la capitale, mais également sur toute l'Île-de-France
Les niveaux de pollution à l'ozone se sont montrés particulièrement importants cet été sur la capitale, mais également sur toute l'Île-de-France

Si l'été 2026 s'est montré exceptionnellement chaud et sec sur une large partie de la France, l'Île-de-France a également connu une pollution à l'ozone «hors norme» selon un récent rapport d'Airparif.

Un été 2026 exceptionnel

L'été 2026 restera dans les annales pour son temps particulièrement sec et chaud à travers la France. Celui-ci est en effet devenu le plus chaud depuis le début des mesures en 1900 sur notre pays avec une anomalie de température atteignant +3,6°C par rapport aux normales 1991-2020, loin devant l'été 2022 (+2,3°C) et le fameux été 2003 (+2,7°C), précédent détenteur du record.

Outre la chaleur, les conditions sont également restées majoritairement anticycloniques tout au long de l'été avec une sécheresse des sols devenant record sur de nombreuses régions et un ensoleillement exceptionnellement important. Selon Météo-France, l'été 2026 est également l'été le plus ensoleillé jamais enregistré en France, ex-æquo avec l'été 1949, avec un excédent de 20% à l'échelle du pays.

Le constat est très similaire en Île-de-France, où les températures ont dépassé de +3,7°C les normales 1991-2020 entre juin et août et même de 5,1°C pour les températures maximales. Paris a également enregistré 912 heures de soleil durant cette période, un record, faisant de l'été 2026 le plus ensoleillé jamais observé sur la capitale.

Si ces conditions météorologiques ont eu de nombreuses conséquences sur la nature et la santé publique, elles ont également favorisé des pics de pollution à l’ozone particulièrement fréquents en Île-de-France, selon Airparif. La chaleur et le fort ensoleillement favorisent en effet la formation de ce polluant, qui résulte de réactions chimiques entre plusieurs polluants appelés « précurseurs », notamment les oxydes d’azote et les composés organiques volatils.

Une pollution « hors normes »

Selon l'association agréée de surveillance de la qualité de l’air Airparif. l’été 2026 a été marqué par une pollution à l’ozone particulièrement fréquente, rappelant par certains aspects la situation observée lors de la canicule de 2003. 16 jours d’épisodes de pollution à l’ozone ont ainsi été constatés en Île-de-France entre juin et août, avec une précocité et une durée inédites.

Les concentrations maximales sont toutefois restées moins élevées cette année, à l’exception des secteurs situés à proximité des incendies. Lors de l’incendie de Fontainebleau, 393 µg/m³ de particules fines ont ainsi été mesurés sur une heure le 14 juillet à Recloses, à environ 5 km du sinistre. Il s’agit de la deuxième plus forte concentration horaire en particules fines enregistrée par Airparif au cours des vingt dernières années.

Concernant l’ozone, le maximum horaire enregistré cet été a atteint 240 µg/m³ le 27 juin, contre 282 µg/m³ lors de la canicule de 2003. Dans les années 1990, des concentrations supérieures à 300 µg/m³ avaient également été relevées en Île-de-France. Ces chiffres montrent toutefois que, malgré les conditions particulièrement chaudes et ensoleillées observées cet été, les niveaux d’ozone restent aujourd’hui moins élevés qu’au cours des années précédentes.

Si les politiques mises en place ces dernières années ont donc permis de réduire les concentrations de plusieurs précurseurs de l’ozone, le changement climatique pourrait toutefois compliquer la situation à l’avenir. Un enjeu important pour la qualité de l’air, mais également pour la santé, une exposition importante à l’ozone pouvant notamment affecter les voies respiratoires. La pollution à l’ozone pourrait donc rester un problème important dans les prochaines années, notamment avec l’évolution actuelle du climat.

Référence de l'article

Aiparif. (2026). Un été 2026 hors norme aussi pour la qualité de l’air.