Alerte : le réchauffement climatique pourrait atteindre +2.6°C d'ici la fin du siècle selon L'ONU
Le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) se montre particulièrement pessimiste quant à l’évolution du climat mondial. Malgré les engagements internationaux, le réchauffement devrait dépasser le seuil de +1,5 °C fixé par l’Accord de Paris, tandis que les projections pour la fin du siècle ont été revues à la hausse.

Le dernier rapport des Nations unies estime que les tentatives pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle sont aujourd'hui inatteignables, et ce malgré les engagements mondiaux.
La limite de +1,5°C sera dépassée
Dans son rapport annuel du programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'ONU tire de nouveau le signal d'alarme sur l'évolution du climat mondial. Selon l'organisme, les ambitions pour limiter l'ampleur du réchauffement climatique établies par l'Accord de Paris en 2015 ne sont aujourd'hui plus d'actualité.
L'ONU déplore en effet que les engagements mondiaux pour limiter la hausse des températures moyennes, de plus en plus importante ces dernières années, restent largement insuffisants.
D'après le rapport en question, les projections de réchauffement d'ici la fin du siècle sont aujourd'hui encore plus pessimistes que celles de l'an dernier. Dans son rapport de novembre 2025, le PNUE estimait que le réchauffement climatique pourrait atteindre +2,3 à +2,5 °C d'ici 2100 par rapport à l'ère préindustrielle, à condition que les engagements climatiques des États soient pleinement respectés.
Le dernier rapport #EmissionsGap de l@UNEP est sans appel : les engagements climatiques actuels sont loin dêtre suffisants. @antonioguterres appelle à une #ActionClimatique urgente pour réduire les émissions et accélérer la transition énergétique. https://t.co/NxPenQdS6f https://t.co/iSyRTib1ZN
— Nations Unies (ONU) (@ONU_fr) October 21, 2026
Néanmoins, dans son rapport d’octobre 2026, le PNUE a revu ses projections à la hausse. Même si les engagements climatiques actuels sont pleinement respectés, le réchauffement pourrait atteindre +2,6 °C d’ici 2100. Cette nouvelle estimation s’explique notamment par le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris et par une révision des estimations des émissions historiques, tandis que les engagements climatiques annoncés par les États restent insuffisants pour inverser la tendance.
Un scénario plus favorable encore possible ?
Parmi les six plus grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, les données préliminaires pour l'année 2025 ont par exemple montré que les émissions avaient encore augmenté en Chine, en Indonésie et aux États-Unis. Celles-ci ont néanmoins baissé en Inde, en Russie et dans l'Union européenne.
Selon l'ONU, les pays du G20 sont toujours responsables des trois quarts des émissions, prouvant que l'action climatique reste insuffisante depuis maintenant des dizaines d'années et ce malgré les conséquences dévastatrices du réchauffement climatique visibles chaque années à travers le monde. Le rapport déplore ainsi un véritable échec historique du leadership politique malgré des données scientifiques on ne peut plus claires depuis plusieurs décennies.
Les projections sont encore plus préoccupantes si l'on considère uniquement les politiques actuellement mises en œuvre. Dans ce scénario, le réchauffement pourrait atteindre +2,8 °C d'ici 2100, ce qui souligne l'écart persistant entre les engagements climatiques des États et les mesures concrètement appliquées.
L'ONU note tout de même qu'un scénario plus favorable, dans lequel le réchauffement culminerait entre +1,7 et +1,8°C avant de repasser sous +1,5°C d'ici 2100. Néanmoins, les émissions mondiales devraient diminuer de 18% d'ici 2030 par rapport à 2025, puis de 45% d'ici 2035 et de 69% d'ici 2040 pour y parvenir, ce qui semble malheureusement difficilement envisageable.
Actuellement, si les engagements climatiques sont respectés, la baisse des émissions n'atteindrait en effet que 5 à 8% d'ici 2030 et de 11 à 15% d'ici 2035. Il apparaît donc aujourd'hui indispensable de mettre en place rapidement des mesures plus ambitieuses et plus efficaces pour espérer limiter l'ampleur du réchauffement climatique et éviter que ses conséquences ne deviennent encore plus importantes.