Quels sont les critères indispensables pour passer de bonnes vacances ?

Le secteur du voyage change de plus en plus. L’IA et les nouveaux besoins des voyageurs combinés créent une sorte de nouveau secteur. Fini le temps où la piscine de l’hôtel était suffisante, les vacanciers ont besoin de se ressourcer.

Les chambres ne sont plus "juste" un lieu pour dormir
Les chambres ne sont plus "juste" un lieu pour dormir

Le voyage 2.0. Il s’agit d’un secteur en pleine mutation, notamment après la période Covid. Aujourd'hui, il ne suffit plus de louer un hébergement et de visiter les sites touristiques. Les vacanciers sont en quête d’un voyage plus profond, plus complet et, pourquoi pas, plus déconnecté. Grâce à son étude Travel Dreams 2026 : From data to delight, Amadeus découvre les nouvelles attentes des voyageurs. On s'aperçoit que le voyage n’est plus uniquement un secteur “loisir”, mais aussi, un secteur “santé”.

L’aspect “personnalisation” et le bien-être, nouveaux critères des voyageurs

Les priorités ont changé. L’étude Travel Dreams 2026 révèle les nouvelles envies des voyageurs. En premier arrive, le check in anticipé et le check out tardif. Ensuite vient la vue depuis la chambre et le choix de l’étage de l'hébergement. En troisième position se placent les amenities et cadeaux de bienvenue personnalisés. Après quoi arrivent les forfaits optimisation du sommeil. Suivis par l’amélioration de la qualité de l’air dans les chambres. Et enfin, les kits d’expériences locales et guides sélectionnés.

L’intelligence artificielle, nouvelle composante indissociable du voyage 2.0

Une demande semble se dessiner clairement dans le paysage : le bien-être. Les consommateurs sont en effet prêts à payer plus cher pour un départ tardif, un meilleur sommeil et un air de meilleure qualité. Même son de cloche côté “personnalisation”. Ils espèrent recevoir plus de petites attentions, notamment par des cadeaux de bienvenue personnalisés. Environ 74 % des participants à l’étude affirment d’ailleurs que cet aspect est le plus important pour leurs voyages.

Francisco Pérez-Lozao Rüter est le président-hospitality chez Amadeus. Il explique ce nouveau besoin des voyageurs. « Le bien-être mental n’est plus simplement lié aux spas. Il s’inscrit désormais dans les détails opérationnels, comme le fait d’offrir du temps, du calme et du confort aux voyageurs ainsi qu’une sécurité émotionnelle. Les hôtels qui conçoivent des expériences visant à réduire la charge cognitive sont plus en accord avec les attentes des voyageurs qui voient dans le voyage une forme d’autorégulation et de récupération. »

Les hôteliers doivent pouvoir se consacrer pleinement aux clients
Les hôteliers doivent pouvoir se consacrer pleinement aux clients

Cette étude, ayant eu 6 000 participants, permet de redéfinir les lignes du voyage. Environ 41 % des personnes interrogées ont exprimé le souhait de revenir de vacances apaisées. Un tiers a affirmé qu’il privilégierait des destinations offrant une « détox numérique », demande de plus en plus présente chez de nombreux voyageurs. Incompatible avec l’IA ? Pas forcément. Les hôteliers sont de plus en plus nombreux à l’intégrer, conscient de l’importance et du levier que celle-ci représente.

Une nouvelle composante qui doit travailler avec le développement durable, également essentiel pour une majorité de voyageurs, comme l’explique Francisco Pérez-Lozao Rüter. « L'IA et le développement durable sont en train de redéfinir le secteur du voyage : tous deux doivent enrichir l'expérience non remplacer le contact humain. » L’idée : faire de l’IA une aide pour que les professionnels puissent se focaliser sur l’accueil des clients. La donnée développement durable permet de renforcer le capital confiance.

Référence de l’article :

Etude Amadeus (hôtellerie) : « le voyage : une forme d’autorégulation et de récupération »