Un blocage météo se profile pour la deuxième quinzaine de septembre : les prévisions du modèle européen pour la France

Les prévisions hebdomadaires du modèle européen ECMWF (CEP), tout comme les probabilités de régimes météo sont claires : un blocage anticyclonique va influencer la France en deuxième quinzaine de septembre. Avec quelles conséquences sur la météo ?

Et si l'été se prolongeait encore ? Déjà suffisamment chaud, record même, celui-ci n'a peut-être pas dit son dernier mot. En tout cas, les prévisions à long terme et saisonnières du modèle européen sont claires : un blocage météo s'annonce pour la deuxième quinzaine de septembre. Cela signifie-t-il la prolongation des conditions trop sèches et trop chaudes, ou au contraire un changement brutal ?

Un anticyclone atlantique ?

Commençons d'abord par jeter un œil aux prévisions hebdomadaires réalisées par le modèle européen ECMWF (appelé en Français CEP). Celui-ci est clair : du 14 au 28 septembre, des hautes pressions puissantes devraient se mettre en place sur l'océan Atlantique, en étant centrées sur l'Ouest de l'Irlande. Vers la Méditerranée et l'Espagne, en revanche, les pressions s'annoncent plus basses, probablement dépressionnaires.

L'anticyclone, rétracté vers les Açores vers le 10 septembre, pourrait ensuite migrer vers l'Ouest de l'Irlande.
L'anticyclone, rétracté vers les Açores vers le 10 septembre, pourrait ensuite migrer vers l'Ouest de l'Irlande.

Un flux d'Est continental pourrait donc prendre place en France, ce qui signifie des après-midis agréables, estivales, avec d'abord des températures douces voire chaudes par endroits, notamment dans la moitié Sud. Les nuits seraient en revanche plus fraîches là où le ciel sera dégagé. En revanche, avec l'avancée dans la saison, la moitié Nord pourrait retrouver des températures proches des normales de saison dans la semaine du 21 septembre.

Côté précipitations, le temps pourrait rester désespérément sec pour la semaine du 14 au 21 septembre, avant de retrouver des conditions plus normales fin septembre. La seule exception concernerait le pourtour méditerranéen, avec un signal humide qui apparaît pour le Languedoc-Roussillon, PACA et la Corse, mais impossible de dire s'il s'agira d'orages ponctuels et isolés ou de véritables épisodes cévenols ou méditerranéens, classiques en cette saison.

Un nouveau coup de chaud possible ?

Ces prévisions issues du modèle sub-saisonnier (appelé Weekly) sont des prévisions probabilistes, réalisées quotidiennement. Mais dans le détail, si l'on observe les probabilités de régimes météo en Europe, tout est bien plus nuancé. Certes, pour la deuxième quinzaine de septembre, le régime de dorsale atlantique est majoritaire. Mais une majorité relative, avec 35 à 40% de probabilité seulement.

En violet, la probabilité d'un régime de dorsale atlantique, en rouge la probabilité d'un blocage anticyclonique de type "été 2026".
En violet, la probabilité d'un régime de dorsale atlantique, en rouge la probabilité d'un blocage anticyclonique de type "été 2026".

Le flux pourrait d'ailleurs être orienté au Nord-Ouest, rendant les conditions plus fraîches. L'autre possibilité est qu'un blocage anticyclonique se mette en place sur l'Europe de l'Ouest, quasiment dans les mêmes proportions, comme les précédents ayant donné lieu aux vagues de chaleur et canicules de l'été. Cela signifierait alors un temps très sec, très ensoleillé, aggravant encore la sécheresse, même au Sud-Est, avec des températures au-dessus des normales.

Il faut dire que les archives climatiques nous montrent que cela est possible : début octobre 2023, des pointes à 35°C étaient relevées dans les Pyrénées-Atlantiques, et des records de chaleur battus partout en France. Alors fin septembre, le coup de chaud s'annoncerait peut-être encore plus intense. Ces prévisions saisonnières sont malgré tout peu fiables, il faut donc raison garder et ne pas s'emballer…