Le compte à rebours est terminé : les conséquences du réchauffement stratosphérique soudain vont se faire sentir

Le soleil domine en ce mercredi, exception dans l'extrême sud-est avec des passages nuageux et un risque d'averses. Bientôt un changement pour tous ?

La météo est de nouveau printanière sur l’hexagone. Mais cela pourrait ne pas durer à la suite d’un réchauffement stratosphérique soudain. De quoi s’agit-il et quelles seraient les potentielles conséquences sur la France ? Éléments de réponse à travers ces nouvelles lignes que nous vous proposons.

Qu’est-ce donc un réchauffement stratosphérique ?

Comme le nom l’indique, il s’agit d’un réchauffement au niveau de la stratosphère. Ici, on parle d’une altitude d’environ 30km. Ce changement va venir bousculer le vortex polaire qui se retrouvera de fait moins « dense ».

Une configuration qui peut alors favoriser des conditions météo plus fraîches voire froides au niveau de l’Europe de l’Ouest dont la France. Et selon les différentes projections et analyses atmosphériques, c’est en effet un changement de météo qui se profile.

De là à parler d’un froid glacial, pas nécessairement. En tout cas, une météo bien changeante et plus perturbée risque de se mettre en place à partir de ce week-end et pour la fin de ce mois de mars / début avril.

Coulée froide et intempéries ?

Un temps plus froid devrait bel et bien s’observer pour la fin de ce mois de mars. Bien que le positionnement d’une zone dépressionnaire soit incertain, un risque de fortes intempéries est envisageable.

Le modèle européen opte pour une cellule anticyclonique d'ici la semaine prochaine.
Le modèle européen opte pour une cellule anticyclonique d'ici la semaine prochaine.

Toutefois, beaucoup de divergences sont encore présentes. Prenons le simple exemple du modèle Européen. Celui-ci opte pour des conditions plus durablement anticycloniques sur l’hexagone. C’est l’opposé du modèle américain GFS qui est l’un des plus connu au monde.

Le modèle américain lui, voit plutôt des conditions dépressionnaire sur une bonne partie de l'Europe.
Le modèle américain lui, voit plutôt des conditions dépressionnaire sur une bonne partie de l'Europe.

On le voit bien, tout est en train de se en place au niveau de l’hémisphère puis petit à petit au niveau européen. Cela étant, il ne serait pas étonnant d’observer une période plus perturbée ou très fraîche avec des gelées matinales en cette fin mars / début avril. N’oublions pas le fameux dicton « en avril ne te découvre pas d’un fil » !

Pourquoi une fiabilité incertaine à l’approche des « beaux jours » ?

Au moment de l’inter-saison, on retrouve des masses d’air plus douces qui remontent de plus en plus vers de hautes latitudes. Cela étant, des poches d’air froid peuvent encore glisser depuis le pôle Nord.

À cette période de l’année, nous nous situons généralement sur cette zone d’alternance entre les remontées douces et froides. Résultat, on peut très bien observer une météo clémente et très douce puis quelques jours après tout l’inverse !

De plus, lorsqu’un réchauffement stratosphérique se produit, cela bouleverse un peu plus la circulation atmosphérique. On se retrouve de fait avec une fiabilité plus limitée dans le temps. En tout cas, pensez à garder vos voiles d'hivernage à proximité dans l'éventuel cas d'un temps froid au moins durant les matinées.