Aussi belle que le jasmin, mais plus résistante : la plante qui se couvre de fleurs blanches dès le début du printemps
Ses branches arquées se couvrent de petites fleurs blanches et forment une spectaculaire cascade florale qui annonce le printemps. Rustique, cette plante peut aussi être multipliée très facilement à la maison.

Alors que le printemps commence à peine à s’installer, ses branches s’arquent en une cascade de fleurs blanches qui attire tous les regards.
Les fleurs sont petites, mais elles apparaissent regroupées de manière à recouvrir les branches. Cette abondance, associée à son port élégant et à sa résistance, fait de la couronne de mariée l’une des grandes vedettes des jardins et des balcons.
Son nom scientifique est Spiraea cantoniensis et, malgré son apparence très délicate, c’est une plante assez rustique et relativement facile à entretenir. De plus, un sujet adulte peut servir de point de départ pour obtenir de nouvelles plantes, puisqu’elle se multiplie très facilement par bouturage.
Une véritable cascade de fleurs blanches
La couronne de mariée est un arbuste caduc qui peut atteindre entre 1,5 et 2 mètres de hauteur. Son principal attrait réside dans son port : elle développe de longues branches fines et arquées qui retombent vers l’extérieur et vers le bas.

La floraison peut commencer vers la fin de l’hiver et se prolonger pendant plusieurs semaines, au cours desquelles l’arbuste se couvre presque entièrement de blanc. Une fois les fleurs fanées, son feuillage vert, beaucoup plus discret, prend le relais.
Il est préférable de l’installer dans un endroit où ses branches pourront se développer librement. Près d’une allée, devant un mur ou encore en sujet isolé, comme point focal dans une partie du jardin.
Entretien : soleil, arrosage et bon drainage
Elle préfère les emplacements lumineux. Elle peut pousser en plein soleil ou à mi-ombre, même si une bonne exposition à la lumière favorise une floraison plus abondante.

En ce qui concerne le sol, elle a surtout besoin d’un bon drainage. Un excès d’eau autour des racines peut entraîner des problèmes.
Au printemps et en été, elle nécessite des arrosages réguliers, en particulier pendant les périodes sèches et tant que la plante est encore en phase d’installation. Une fois bien développée, elle tolère mieux un certain manque d’eau.
Elle résiste également bien au froid et aux gelées, une caractéristique qui contribue à sa réputation d’arbuste robuste.

Et en pot ? Oui, elle peut aussi être cultivée en bac. Dans ce cas, mieux vaut choisir un contenant large, suffisamment profond et doté d’un bon drainage afin que les racines puissent se développer correctement. Le substrat sèche plus vite qu’en pleine terre : il faudra donc surveiller l’humidité, surtout au printemps et en été.
La taille doit être effectuée à un moment bien précis : après la floraison. Si les branches sont coupées avant l’arrivée du printemps, on risque de supprimer une bonne partie des bourgeons qui donneront les fleurs.
Il n’est pas nécessaire de lui donner une forme parfaitement sphérique. Son port arqué constitue justement l’un de ses principaux atouts ornementaux.
D’une couronne à plusieurs, très facilement
La méthode la plus simple consiste à la multiplier par bouturage. Il suffit de choisir une branche saine et vigoureuse, d’en prélever une bouture puis de la placer dans un substrat léger et bien drainé. Pendant l’enracinement, le substrat doit rester humide, mais jamais détrempé.

La formation des racines ne se fait pas du jour au lendemain et le résultat dépend de plusieurs facteurs, comme la période de l’année, la température, l’humidité et l’état de la plante mère. Plutôt que de chercher un délai précis, mieux vaut donc observer l’évolution de la bouture et maintenir des conditions stables.
Autre atout de cette plante : après sa spectaculaire floraison printanière, elle retrouve naturellement sa place dans le jardin sans nécessiter une attention constante.
Pendant quelques semaines, en revanche, elle ne passe vraiment pas inaperçue. Ses branches chargées de petites fleurs blanches semblent se déverser les unes sur les autres et composent l’un de ces spectacles qui expliquent pourquoi certains arbustes finissent par devenir de grands classiques des jardins.