Et si vous optiez pour un safari végan pour vos prochaines vacances ?
Pour une expérience plus durable et plus respectueuse de l’environnement, de plus en plus de safaris deviennent végan. Alimentation végétalienne, voitures électriques ou encore, usage d’énergie solaire… L’expérience dans la savane change peu à peu.

Safari végan. A première vue, ces deux termes paraissent contradictoire et pourtant, de plus en plus d’acteurs du tourisme souhaitent montrer qu’il est possible de faire cohabiter les deux. S’il est possible de faire des safaris en Asie, comme en Inde ou en Sri Lanka, c’est bien en Afrique qu’ils sont légion. De l’Afrique du Sud au Rwanda, en passant par le Botswana, éléphant, rhinocéros ou encore girafe font le bonheur des visiteurs.
Des safaris plus accessibles aux personnes véganes
Mais pas forcément de tous les visiteurs. En effet, le continent possède un réel atout : une faune d’exception, visible nulle part ailleurs. Les safaris contribuent largement au secteur du tourisme. Seulement voilà, l’expérience complète du safari peut aller à l’encontre des valeurs de nombreux potentiels voyageurs, qui optent donc pour une autre expérience, voire une autre destination, pour ne pas contrer ces valeurs.
Transport, nourriture, environnement… Une prise de conscience qui change la donne
En effet, le safari, ce n’est pas uniquement se balader dans la savane et faire des photos d’animaux. Cette balade s’accompagne également de l’usage d’une voiture polluante, donc potentiellement dangereuse pour ces derniers. L’hôtel peut également être décoré de tapis et autres canapés fait à partir de cuir. Quant à la nourriture, elle propose souvent des plats à base de viande. Rédhibitoire pour la communauté végane.
Mais pour le professeur Wolfgang Strasdas, spécialiste de la gestion du tourisme durable, les raisons qui poussent ces pays à cuisiner de la viande sont à la fois culturelles et pratico-pratiques. « Les pays où se déroulent les safaris ont une culture fortement liée à la consommation de viande, notamment en raison des conditions naturelles semi-arides, qui rendent la culture de produits végétaux plus difficile ».

Même son de cloche au niveau des transports, qui représentent un réel problème au niveau environnemental, comme le rappelle le spécialiste en écotourisme pour les safaris, Shem Wambugu Maingi. « Nous avons constaté une diminution des pâturages ainsi qu’une érosion des sols dans certaines zones [de la réserve nationale du] Masai Mara, causées par l’intensité des passages des camions tout-terrain », affirme-t-il.
Il semble que certains safaris souhaitent désormais changer les codes pour inclure les personnes véganes et faire vivre une expérience plus respectueuse. Voitures électriques, camp fonctionnant à l’énergie solaire ou encore déchets complètement recyclés… L’organisation People for the Ethical Treatment of Animals, plus connue sous l’acronyme de PETA, a même décerné un prix à Kings Camp, à Alluring Africa et à Vegan Safari.

Un changement qui, malgré tout, demande un grand nombre d’ajustements. Des transports pour arriver jusqu’au site, souvent reculé aux produits végétaux acheminés pour remplir les conditions d’un repas végan, le challenge semble être de taille. Alors, pourra-t-on un jour voir un safari 100 % végan ?
Référence de l’article :
Les safaris végans, vraie alternative pour des vacances plus écoresponsables ?, Jennifer Billock, 30 mai 2026, National Geographic