Draconides 2026 : le pic de la pluie d’étoiles filantes approche, quand les observer depuis la France ?

Les Draconides reviennent entre le 6 et le 10 octobre : le pic de cette pluie d’étoiles filantes est prévu dans la nuit du 8 au 9 octobre. Cette année, la Lune presque nouvelle offrira un ciel sombre, favorisant l’observation depuis la France, dans les lieux les moins exposés à la pollution lumineuse.

La pluie d’étoiles filantes des Draconides sera visible depuis la France du 6 au 10 octobre, avec un pic dans la nuit du 8 au 9 octobre.
La pluie d’étoiles filantes des Draconides sera visible depuis la France du 6 au 10 octobre, avec un pic dans la nuit du 8 au 9 octobre.

Le mois d’octobre débutera en nous offrant le spectacle de la pluie d’étoiles filantes des Draconides. Contrairement à d’autres essaims célèbres, généralement bien visibles au cœur de la nuit, les Draconides seront plus faciles à observer en début de soirée, dès la fin du crépuscule.

Cette année, aucune véritable « tempête » de météores n’est attendue, mais cet essaim est justement réputé pour son imprévisibilité. Par ailleurs, la quasi-absence de Lune favorisera son observation.

Quand aura lieu le pic des Draconides 2026 ?

Selon l’International Meteor Organization (IMO), les Draconides seront visibles du 6 au 10 octobre, avec un pic prévu dans la nuit du 9 au 10 octobre, précisément vers 3 heures du matin, heure de Paris.

L’International Meteor Organization (IMO) est une association scientifique internationale fondée en 1988 pour étudier les météores, en recueillant et en analysant les observations de pluies d’étoiles filantes et de bolides.

Le radiant de cet essaim, c’est-à-dire le point du ciel d’où semblent provenir les traînées lumineuses, se situe dans la constellation du Dragon, qui lui donne son nom.

Le pic des Draconides est prévu dans la nuit du 9 au 10 octobre.

La partie septentrionale de cette constellation, très étendue dans le ciel, sera déjà bien visible après le crépuscule.

Il ne sera donc pas nécessaire d’attendre l’heure du pic pour commencer à observer les Draconides. Depuis la France, vous pourrez les guetter dès le début de soirée, une fois le crépuscule terminé, puis poursuivre l’observation au fil des heures.

Les Draconides seront visibles depuis la France dès la fin du crépuscule.

Le radiant se trouve à proximité des étoiles Eltanin et Rastaban, qui représentent les « yeux » du Dragon.

À noter : ce passage situe le pic dans la nuit du 9 au 10 octobre, alors que les extraits précédents indiquaient la nuit du 8 au 9 octobre. Les dates devront être harmonisées avant publication.

Position du radiant des Draconides dans la constellation du Dragon. Crédit : Stellarium Web.
Position du radiant des Draconides dans la constellation du Dragon. Crédit : Stellarium Web.

Depuis la France métropolitaine, cette partie de la constellation est presque circumpolaire, c’est-à-dire qu’elle reste visible quasiment toute la nuit. Dans le sud du pays, le radiant descend toutefois plus près de l’horizon durant la seconde partie de la nuit.

Pour cette raison, notamment dans le sud de la France, un créneau intéressant pourrait se situer entre 20 heures et minuit le 8 octobre, lorsque la constellation du Dragon est encore relativement haute dans le ciel.

Combien d’étoiles filantes verrons-nous et pourquoi 2026 est-elle une année favorable ?

Pour quantifier l’activité d’un essaim météorique, on utilise le ZHR, ou taux horaire zénithal. Il correspond au nombre d’étoiles filantes qu’un observateur pourrait voir en une heure dans des conditions idéales : un ciel parfaitement sombre et un radiant situé au zénith, c’est-à-dire juste au-dessus de sa tête.

Le nombre d’étoiles filantes réellement observables dans des conditions moins favorables est toujours inférieur au ZHR.

L’IMO annonce pour les Draconides de 2026 un ZHR relativement modeste, d’environ 5 météores par heure. Toutefois, la nouvelle lune du 10 octobre offrira un ciel particulièrement sombre : la lumière lunaire ne gênera donc pas les observations.

Autre avantage par rapport à d’autres essaims : la faible vitesse à laquelle les météoroïdes pénètrent dans l’atmosphère terrestre. Elle est d’environ 20 km/s, contre 59 km/s pour les Perséides.

Cette faible vitesse permet à l’observateur de repérer, parfois du coin de l’œil, la formation d’une traînée lumineuse et d’avoir le temps de tourner la tête pour mieux l’admirer.

La comète Giacobini-Zinner et comment observer les Draconides depuis la France

L’essaim des Draconides provient de la comète périodique 21P/Giacobini-Zinner. Au fil de ses orbites, elle laisse sur son passage des poussières et de petits débris. Chaque année, en octobre, la Terre traverse une partie de cette zone. Certaines particules pénètrent alors dans l’atmosphère, s’échauffent et produisent les traînées lumineuses caractéristiques des étoiles filantes.

La comète 21P/Giacobini-Zinner a été découverte le 20 décembre 1900 par Michel Giacobini à Nice, puis redécouverte en 1913 par Ernst Zinner.

Sa période orbitale, c’est-à-dire le temps nécessaire pour effectuer une révolution complète autour du Soleil, est d’environ 6 à 7 ans. Son dernier passage au plus près du Soleil a eu lieu en mars 2025.

Pour observer le spectacle, ni télescope ni jumelles ne sont nécessaires. Il suffit de choisir un lieu éloigné des lumières urbaines, avec, si possible, un horizon dégagé vers le nord.

La comète Giacobini-Zinner photographiée par le télescope de 0,9 mètre de Kitt Peak le 31 octobre 1998. Crédit : N. A. Sharp/NOAO/AURA/NSF.
La comète Giacobini-Zinner photographiée par le télescope de 0,9 mètre de Kitt Peak le 31 octobre 1998. Crédit : N. A. Sharp/NOAO/AURA/NSF.

Les traînées lumineuses étant relativement longues, il n’est pas nécessaire de fixer directement la constellation du Dragon. Il est préférable d’observer une vaste portion du ciel, même à plusieurs dizaines de degrés du radiant, où les traînées peuvent paraître plus longues. Comme nous l’avons évoqué, leur faible vitesse laisse suffisamment de temps pour les repérer et les suivre du regard.