Aux Maldives, l’IA est utilisée pour suivre l’évolution des récifs coralliens

Aux Maldives, des biologistes marins travaillent sur un projet permettant d’étudier l’évolution des récifs coralliens en combinant photogrammétrie, cartographie 3D et utilisation de l’intelligence artificielle.

Les îles au secours des récifs coralliens
Les îles au secours des récifs coralliens

Récif et intelligence artificielle. Les Maldives sont actuellement le théâtre d’un projet visant à suivre le récif corallien grâce à l’utilisation de l’IA. Ce projet a été baptisé le Kanuhura Coral Census et l’idée est de recenser les coraux. Ce sont des scientifiques anglais qui s'attèlent à la tâche et ce, sur quatre sites définis. L’objectif est d’avoir une vision globale afin de protéger à long terme les coraux.

Et si l’IA pouvait contribuer à la sauvegarde des coraux ?

C’est grâce à la photogrammétrie sous-marine, à la technique de la modélisation en 3D et à l’utilisation de l’intelligence artificielle que les biologistes présents sur le site peuvent étudier l’évolution de ces récifs. C’est le cas du biologiste marin James Cordery, directeur du projet.

Avant, je devais faire le levé du récif avec un mètre ruban et une ardoise sous-marine, avant de rentrer les données à la main. En plus d’être extrêmement chronophages, les levés de récifs traditionnels sont propices aux erreurs humaines et aux biais

Des techniques de pointe pour comprendre et aider l’écosystème marin

Grâce à un matériel high tech et à ses caméras, le scientifique peut désormais suivre les changements qui ont lieu sous les eaux translucides des Maldives. Non seulement le biologiste peut savoir si les coraux survivent, mais il peut également constater si la croissance de ces derniers évolue positivement et ce, au millimètre. Avec ces informations, il espère améliorer les efforts de sauvegarde des coraux.

Selon James Cordery, il est tout simplement impossible de protéger ce sur quoi nous avons peu ou proue d’informations. Et c’est aussi le cas pour les touristes. En effet, les voyageurs ont parfois très peu de connaissances sur le système marin. Le problème, c’est lorsque les infrastructures touristiques s’adaptent à leurs envies pour ne pas frustrer la vision idyllique que ces derniers peuvent avoir, notamment d’une île à l’autre bout du monde.

Les touristes ont parfois une idée erronée de ce doivent être les fonds marins
Les touristes ont parfois une idée erronée de ce doivent être les fonds marins

C’est ce qu’explique très justement Athif Mohamed, également biologiste.

Les touristes ne veulent pas voir d’herbiers marins aux Maldives ; ils trouvent cela laid. Mais c’est l’un des écosystèmes les plus importants du pays. Les tortues vertes mangent environ deux kilos d’herbes marines par jour avant de retourner au récif pour se reposer. Tout est lié.

Pour les deux biologistes, ce projet est essentiel pour la compréhension de l’ensemble de l’écosystème, et pas seulement la compréhension des coraux. Aux Maldives, outre les milliers d’espèces de poissons et les coraux, la faune pélagique est particulièrement riche. Raies manta, requins-baleines ou encore tortues marines la composent. Un véritable sanctuaire que les scientifiques veulent à tout prix protéger.

Une faune pélagique riche à protéger
Une faune pélagique riche à protéger

D’autres lieux utilisent l’IA pour aider à la préservation de l’écosystème. En effet, la Réunion, la Nouvelle-Calédonie ou encore le Vietnam se sont aussi dotés de l’intelligence artificielle dans le but de comprendre le récif et donc, de le soigner.

Référence de l'article

Jessica Vincent. (2026). Maldives : l’IA au chevet des récifs coralliens du pays.