La fumée épaisse, provoquée par les incendies, peut refroidir la planète à court terme
Est-il possible qu’un phénomène météorologique, dû au réchauffement climatique, puisse engendrer un refroidissement de la planète ? Difficile à imaginer et pourtant, les scientifiques confirment que c’est bien le cas avec les feux de forêt.

Incendie et canicule. Depuis plusieurs années, c’est le combo subi par de très nombreux pays, à travers le monde, lorsque l’été arrive. Les forêts des Etats-Unis, le bush australien ou encore, la végétation des pays d’Europe du sud, comme l’Italie, l’Espagne ou encore, la France… Les épisodes caniculaires augmentent, au même titre que leur durée, ce qui provoque des incendies violents.
Le Sud-Ouest de la France, particulièrement touché cet été
La hausse des températures est l’une des principales conséquences du réchauffement climatique. Malgré les alertes continues des scientifiques, il semblerait que la planète se montre de plus en plus en proie aux canicules et aux feux de forêt. Non seulement, c’est tout un écosystème qui meurt lorsqu'il est en proie aux flammes, mais en plus, la fumée provoquée est particulièrement polluante et dangereuse pour la santé.
Un phénomène contradictoire et temporaire, que l’on observe avec un peu de recul
Pourtant, selon les scientifiques, c’est cette même fumée qui pourrait être à l’origine d’un refroidissement temporaire de la Terre. Comment cela est-ce possible ? En réalité, les scientifiques se sont aperçus que, plus la fumée était épaisse, plus les rayons du soleil étaient obstrués. Résultat : la quantité de lumière touchant le sol est réduite plus ou moins considérablement.
Il s’agit là d’une donnée contre-intuitive, et pourtant ! Les chercheurs sont formels. Robert Field est chercheur au Goddard Institute for Space Studies de la NASA. Il affirme qu’avec une fumée épaisse, ce phénomène météorologique est tout à fait possible.

Pas d’effet miraculeux cependant : il n’y a aucune chance pour que ce phénomène, détecté une première fois lors des feux de brousse d’Australie, en 2019 et 2020, tout seul puisse réduire considérablement et sur le long terme le réchauffement climatique. Pire, ce phénomène météorologique engendre des conséquences catastrophiques dans d’autres zones du globe, comme un effet papillon.
Ainsi, cette petite période de refroidissement au Sud a provoqué, au Nord, des tempêtes tropicales. Lors de cet épisode, les chercheurs ont affirmé à la revue scientifique Geophysical Research Letters que le refroidissement mondial qu’a connu la Terre, après cet incendie a été « intense et rapide ». Ils ont noté une chute des températures d’environ 0,06 °C. Un phénomène que les chercheurs veulent mieux comprendre.

Le météorologue Sergey Khaykin explique que la compréhension des effets de cette fumée sur la planète devient essentielle.
Une réflexion d’autant plus vraie à l’heure où les catastrophes météorologiques sont de plus en plus fréquentes.
Référence de l'article
Madeleine Stone. (2026). Comment la fumée des incendies peut temporairement refroidir la planète.