Calendrier astronomique de septembre : Vénus, Lune des moissons, météores et principales conjonctions
Ce mois-ci sera marqué par des occultations lunaires, l’éclat maximal de Vénus, la Lune des moissons, des pluies de météores et le passage d’une comète à l’approche de l’équinoxe. Voici comment en profiter pleinement.

Après un mois riche en éclipses et en phénomènes astronomiques, septembre s’annonce un peu moins spectaculaire, mais sera tout de même marqué par plusieurs rapprochements entre la Lune et les planètes, des pluies de météores, l’équinoxe, ainsi que Vénus atteignant son éclat maximal de l’année.
Le 14 septembre, la Lune occultera Vénus en plein jour. Le phénomène pourra être observé depuis la France métropolitaine, approximativement entre 11 h 30 et 12 h 45, avec des horaires variant selon les régions. Une lunette ou un télescope sera nécessaire. Attention : ne dirigez jamais un instrument optique vers le Soleil, sous peine de graves lésions oculaires.
Le 20 septembre, la Lune s’alignera visuellement avec Altaïr et Deneb, deux étoiles brillantes appartenant respectivement aux constellations de l’Aigle et du Cygne. Ces trois astres formeront une vaste ligne dans le ciel, visible à l’œil nu depuis la France si les conditions météorologiques sont favorables.
Le ciel de septembre
Sans doute l’un des plus beaux rendez-vous du mois, la pleine Lune dite « Lune des moissons » se produira le 26 septembre. Elle porte ce nom parce qu’il s’agit de la pleine Lune la plus proche de l’équinoxe d’automne. Elle atteindra précisément sa phase pleine à 18 h 49, heure de Paris, et sera particulièrement agréable à observer après son lever, en début de soirée.
Phases de la Lune — heure de Paris
Le calendrier lunaire commencera avec le dernier quartier, le 4 septembre à 9 h 51. La nouvelle Lune se produira le 11 septembre à 5 h 27, le premier quartier le 18 septembre à 22 h 43 et la pleine Lune le 26 septembre à 18 h 49.

Le 3 septembre, la Lune décroissante passera près des Pléiades et d’Uranus. Le 6, elle se rapprochera de Mars et, le 7, elle apparaîtra près de Pollux. Le 8, avant le lever du Soleil, elle sera visible à proximité de Jupiter et de l’amas de la Crèche.
Après la nouvelle Lune, le croissant réapparaîtra dans le ciel du soir. Il passera près de Mercure le 12 septembre, de Spica le 13, puis de Vénus le 14. Rappelons que ces rapprochements ne sont que des alignements apparents depuis notre point de vue : les astres ne se rencontrent pas physiquement dans l’espace.
Le 17 septembre, la Lune se rapprochera d’Antarès, tandis que Mars apparaîtra près de Pollux. Le 20, notre satellite formera un alignement avec Altaïr et Deneb. Le 27, il apparaîtra près de Saturne, avant de se rapprocher de nouveau des Pléiades le 30.
La danse des planètes
Au début du mois de septembre, Mercure sera trop proche du Soleil pour être facilement observable. Elle s’en éloignera progressivement au fil du mois, mais restera très basse au-dessus de l’horizon ouest. Le 12, elle accompagnera la Lune et, le 26, elle apparaîtra près de Spica.
Vénus sera l’une des vedettes du mois. Visible assez bas au-dessus de l’horizon ouest après le coucher du Soleil, elle sera facile à repérer grâce à son éclat intense. Le 2 septembre, elle apparaîtra près de Spica et, le 14, près de la Lune. Vers le 22 septembre, elle atteindra une magnitude de −4,8, ce qui la rendra particulièrement brillante.

Mars et Jupiter seront visibles avant l’aube et leur position dans le ciel s’améliorera au cours du mois de septembre. Mars passera près de la Lune le 6 et de Pollux le 17, tandis que Jupiter apparaîtra aux côtés du croissant lunaire le 8, formant des duos faciles à repérer.
Saturne sera l’une des planètes les plus faciles à observer durant le mois, puisqu’elle restera visible pendant une grande partie de la nuit à l’approche de son opposition en octobre. Uranus nécessitera des jumelles ou un télescope, tandis qu’un télescope sera indispensable pour distinguer Neptune.
Pluies de météores, comètes et équinoxe
Même si le mois sera relativement calme en matière de pluies de météores, les Aurigides, déjà évoquées dans un précédent article, atteindront leur maximum le 1er septembre. La Lune gibbeuse décroissante masquera toutefois une grande partie des météores les moins lumineux.
Les epsilon-Perséides de septembre culmineront le 9 et constitueront la pluie de météores la plus active du mois, avec jusqu’à huit météores par heure. La proximité de la nouvelle Lune favorisera un ciel sombre. Enfin, les Lyncides atteindront leur maximum le 13 septembre, avec trois à quatre météores par heure.
Le corps parent des Alpha-Capricornides, la comète 169P/NEAT, atteindra son périhélie le 21 septembre. Sa magnitude devrait avoisiner 15 : un télescope de grand diamètre sera donc nécessaire pour tenter de l’observer.
L’équinoxe de septembre se produira le 23 septembre à 2 h 06, heure de Paris. Il marquera le début de l’automne dans l’hémisphère Nord et celui du printemps dans l’hémisphère Sud. À proximité de l’équinoxe, le Soleil se lève presque exactement à l’est et se couche presque exactement à l’ouest.